Saturday, May 10, 2008

Triste....

Bérénice est partie...J'ai toujours cru qu'elle guérirait. Depuis un an 1/2, je prenais des nouvelles sur le blog que sa maman tenait (j'étais une lectrice du blog d'avant la maladie), sans oser mettre un mot...

Je me sens triste, vraiment...

Serrez vos enfants, fort.

Tuesday, May 06, 2008

Elle récidive!!

Récapitulons:
- Janvier 2007: elle s'évanouit à cheval, chute et se casse le coude-6 semaines de plâtre
- Eté 2007: elle se plaint d'absences et subit un examen médical pour écarter le risque d'épilepsie
- Janvier 2008: elle tombe et se casse le poignet - 6 semaines de plâtre ("curieux, à un an d'intervalle, chaque fois autour de son anniversaire", me fait remarquer l'avocate...)
- Mi-avril: elle se cogne contre un arbre et se fait un énorme hématome au genou qui nécessite 15 jours de béquilles ("elle s'esquinte beaucoup je trouve", déclare la psy)
- 6 mai 2008 (aujourd'hui, quoi), elle se fait une entorse durant le cours d'équitation: 15 jours de béquilles en plus d'une attèle.

A cela s'ajoute une sorte de fatigue chronique, des petits maux anodins, sur lesquels on n'arrive à mettre aucun nom...

Alors....
Série d'accidents, simples coïncidences, en cette période de croissance, avec en prime une difficulté à supporter l'hiver et son manque de soleil?
Cris du corps qui se font l'écho des bleus de l'âme?
Symptômes de la maladie dont l'ombre plane sur ma famille (ma mère et mes jeunes frère et sœur atteints)? Cette série noire me fait tant penser à ma sœur...

Je ne peux croire que le mental bancal soit seul responsable, pourtant difficile de considérer simplement cela comme une malheureuse suite d'accidents... Comment savoir dans quelle mesure la pression psychologique s'exerce, jusqu'où elle peut aller?

Alors... dans un premier temps, éliminer, je l'espère, l'hypothèse de la maladie...
Ensuite... Quoi qu'il se passe, d'où que ça vienne, le temps fera son œuvre...

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Sunday, May 04, 2008

Choisir son monde...

On ne voit pas bien sur la photo, mais les deux immeubles sont en cours de démolition. Ils n'ont plus de fenêtres. Ça les rend effrayants. Vision cauchemardesque de notre présent...




A quelques kilomètres de là, la forêt de Fontainebleau, ses arbres arbres majestueux, ses rochers plein de sagesse.


En les voyant, je songe aux peuples celtes et à leur culte des pierres. Je me demande si certains agencements ne sont pas dû à la main de l'homme. Je me demande s'il y a eu des cérémonies en ces lieux.


(Celui-là ressemble à une tête de lion, vous ne trouvez pas?)

A quoi songent-ils, ces géants endormis que le temps modèle sans cesse, sans interruption, au gré de ses fantaisies?



Du haut de ces apaisantes œuvres de la nature, des milliers de siècles nous contemplent...


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Thursday, May 01, 2008

La colonisation des objets

J'écris ce billet en pensant aux différents propos de Moukmouk, en commentaire sur mon blog et sur d'autres blogs, ou sur son blog, notamment au sujet des livres.

Comme tant d'autres, j'ai une attitude écolo au maximum, dans la mesure où on puisse avoir une attitude écolo lorsqu'on habite une ville de la banlieue parisienne.
J'ai appris bien des choses pour le biais d'internet, en particulier grâce à Sophie (qui vient d'inaugurer son blog, alors hop hop allez-y faire un tour): couches lavables, ménage au vinaigre blanc, pour ne citer que ça.
Je n'ai plus de voiture.
Je n'achète plus que des produits pour la peau bio et non testés sur les animaux, nous mangeons de plus en plus bio (ça dépend un peu des mois je dois dire...)

Bon là, facile. Mais de plus en plus, j'ai eu envie d'avoir en plus une attitude équitable. Ça va souvent de paire d'ailleurs. Donc, café bio et équitable, jouets et vêtements d'occas pour ne pas donner ses sous directement aux exploiteurs des pays du tiers-monde (et qu'on ne me dise pas que les pauvres enfants qui faisaient des vêtements vont devenir prostitués à cause de moi. Qu'on les envoie à l'école, point. C'est ce qu'on a fait en France à partir des années 1880, malgré les cris de protestation de l'immense majorité de la population qui craignait un effondrement de l'économie: on connait la suite, comme quoi, c'est une question d'envie - et de moyens, mis ailleurs pour le moment)

A Noël, je n'ai pas su quoi offrir à mes enfants. Parce qu'ils avaient TOUT. A force d'avoir écumé les vide-greniers et leurs innombrables bonnes affaires, à force d'avoir laissé ma mère se lâcher pour mes enfants, rattrapant ainsi son enfance malheureuse, à force d'avoir voulu compenser l'incompensable cette année, nous avons réussi le tour de force d'avoir deux enfants qui ont tout, tout, et même le superflu. Du coup, ils ont eu davantage de superflu. Des trucs qui ont rejoint le reste sur les étagères, où ils prennent la poussière.

Parce que mes enfants jouent peu, finalement.

Je ne parle même pas des cassettes vidéos et autres DVD, parfois en double, "comme ça y'a chez toi et chez moi", dixit ma mère.
Ni des vêtements qu'elle achète par paquets de 12, et ma fille a aujourd'hui 25 tee shirts et mon fils une quinzaine de pantalons.

Je ne parle pas des livres. Oh non! Les livres, c'est pas grave. Y'en a jamais trop. Les magazines, par contre... A peine lus souvent...

L'idée, donc, a fait son chemin doucement.
Ma machine à pain dont la cuve ne fonctionne plus depuis 6 mois... En racheter une? Qui me lâchera aussi au bout de 3 ans et qui ira polluer? Faute d'argent pour remplacer la bête au début, puis après réflexion depuis, je fais mon pain à la main parfois et sinon j'achète à nouveau des baguettes chez le boulanger.
Noël, où on ne sait plus quoi offrir à certains membres de la famille parce qu'ils ont tout et sont même littéralement envahis ("enfin, un livre, ça fait toujours plaisir"... et à force, on ne sait même plus ce qu'on a offert à telle ou telle occasion ni à qui)
L'anniversaire de Nana, où elle s'est vue offrir un gadget encombrant pour enfiler des perles sur le fil (un truc qui va se détraquer vite fait et aller polluer la planète... Alors qu'enfiler manuellement des perles sur du fil, quand même... pourvu que la maman qui a acheté ça ne lise pas mon blog!)
Cette réflexion d'Alexandra aussi... Moi aussi, des bouquins, j'en ai des tas... Trop... Des manuels du lycée même encore! Des romans que je n'ai jamais lus et qui ne me tentent pas... Des livres en allemand, parce que j'avais fait une première année d'allemand à la fac... Autant dire que mon niveau en allemand étant devenu de qu'il est, je ne les lirai jamais plus...

TROP! On a trop! trop de vêtements, de livres, de jouets, de cassettes vidéos et DVD!
Alors on a retroussé nos manches, et depuis quelques jours, nous empilons ce que nous ne voulons pas garder, les livres jamais ouverts, les vêtements plus mis depuis 5 ans, les CD ringards, les jouets qui végètent dans des bacs.... Direction vide-grenier!
Nana a bien compris qu'en se débarrassant de jouets avec lesquels elle n'a jamais joué, elle pourra obtenir ce qu'elle veut vraiment et que je n'ai pas les moyens de lui acheter (enfin si, je pourrais... en me serrant la ceinture... Et je n'en ai pas envie, plus envie quand je vois les chambres de mes enfants!) (quant à moi... un début de cagnotte pour un voyage en Laponie avec le Jeunot? Contre des objets qui ne me sont plus rien, le jeu en vaut la chandelle)
Les babioles s'entassent dans le carton de Nana... Mille petites choses dont on l'a envahie en 9 ans. Petites ou grandes choses d'ailleurs, si encombrantes...

Nous faisons le vide donc, et pas question de se laisser envahir à nouveau!

Et tranquillisez-vous: nous gardons bien des choses encore! Les livres.... Hé oui, impossible de m'en passer!
Mais la réflexion de Moukmouk concernant les livres électroniques fait son chemin à son tour.
Bien sûr, les livres, piliers de la civilisation... Mais pilleurs de ressources aussi! Il y a des choses dont on devrait se débarrasser en premier lieu avant de songer aux livres (les pubs pour ne citer qu'elles) mais il y a urgence! Ce n'est plus le moment de compter.... Si la condition, pour que mes enfants puissent continuer de vivre dans un monde de papillons et de baleines, c'est de se passer de livres papier pour se tourner vers les livres électroniques, je saute le pas sans hésiter! Si on me garantit en plus qu'avec ce système, les auteurs seront rémunérés convenablement ... C'est aujourd'hui ce qui m'empêche de télécharger de la musique... et donc d'avoir un MP3... Pourtant, Moukmouk a raison, le livre électronique sauvera des forêts (et cessera d'enrichir davantage les éditeurs que les auteurs) comme le MP3 bien utilisé limitera l'achat de CD qui parfois lassent ou se cassent (et donc polluent) et de chaînes hi-fi qui finissent par nous lâcher et donc... polluer... encore...

Reste que les anniversaires reviennent chaque année, comme Noël... Depuis 2 ou 3 ans, j'insiste auprès des membres de ma famille pour qu'on ne s'offre plus de cadeaux entre adultes mais c'est chaque fois peine perdue... Mais j'ai prévenu: désormais, je vais fabriquer (enfin, tenter de...) pour les anniversaires. Et j'ai encore plusieurs mois pour convaincre pour Noël prochain: juste un repas et le plaisir d'être ensemble (c'est pas gagné, c'est mon discours de toujours qui fait marrer tout le monde)
Par contre, là où je serai intransigeante, c'est concernant les enfants. Je ne veux plus tout et n'importe quoi! Je ne compte pas faire un vide-grenier par saison. On peut les gâter autrement: spectacles, activités extra-scolaires....

Voilà, c'était un peu en vrac parce que le sujet est complexe, mais ça me tenait à cœur. J'espère avoir vos réactions...

Tuesday, April 29, 2008

400ème!

Hé oui, 400ème message à la bergerie!
Si j'additionne avec l'autre blog que j'avais créé à un moment (et que je vais rapatrier ici dès que possible), ça fait 473.

(Et pour fêter ça, j'ai réorganisé mes liens)

473 messages de bribes de rien, de bribes d'amour, de bribes de rire, de bribes de drame.
En un peu plus de 3 ans.

J'avais commencé ce blog au moment où le père de mes enfants s'est souvenu qu'il avait des enfants. Parce que j'ai senti que notre petite famille allait s'en trouver bouleversée, et j'avais besoin d'en parler. Je n'imaginais pas, alors, qu'un tel ouragan allait emporter nos vies pour les emmener sur d'affreux rivages. Je n'imaginais pas que vous seriez un jour les impuissants témoins de cet ouragan.

Le printemps arrive, doucement. J'ai admis la mort de ma belle-sœur. Je ne suis pas sûre d'avoir fait son deuil encore, mais j'arrive à vivre avec cette absence, depuis peu. Comme j'arrive à continuer mon chemin en acceptant l'histoire de mes enfants.
Je suis en colère, toujours. Triste, aussi, parfois.

Mais amoureuse, ça c'est nouveau et ça met du soleil.
Grandie par les épreuves, qui ne sont pas finies hélas. Grandie par mon expérience politique récente. Grandie, finalement, par les ressources inattendues que j'ai trouvées en moi pour tenir le cap envers et contre tout.

Je ne suis plus seulement une jeune femme portant un deuil impossible à faire dans les conditions actuelles, ni la maman de deux enfants un peu différents.

Je peux avancer en regardant devant. En regardant les mille sentiers qui se rejoignent pour faire une vie, en regardant les mille facettes qui font qu'on est soit.

J'ai bien fait de m'arrêter quelques jours avant les vacances. J'ai fait le point. Les vacances sont bienvenues aussi. Jamais elles n'ont été si sereines avec les enfants.

J'attends la rentrée et sa tempête de pied ferme. Je me sens neuve et forte comme jamais. Les élèves n'ont qu'à bien se tenir, leurs parents avec, et mon ex et son avocate aussi, tiens.

J'ai encore au moins 400 billets à écrire ici!

Et pour ceux qui ne savent pas encore, voici d'où vient mon pseudo et le nom de mon blog:

Margoton la jeune bergère
Trouvant dans l'herbe un petit chat
Qui venait de perdre sa mère
L'adopta
Elle entrouvre sa collerette
Et le couche contre son sein
C'était tout c'quelle avait pauvrette
Comm' coussin
Le chat la prenant pour sa mère
Se mit à téter tout de go
Emue, Margot le laissa faire
Brav' Margot
Un croquant passant à la ronde
Trouvant le tableau peu commun
S'en alla le dire à tout l'monde
Et le lendemain

Quand Margot dégrafait son corsage
Pour donner la gougoutte à son chat
Tous les gars, tous les gars du village
Etaient là, la la la la la la
Etaient là, la la la la la
Et Margot qu'était simple et très sage
Présumait qu'c'était pour voir son chat
Qu'tous les gars, tous les gars du village
Etaient là, la la la la la la
Etaient là, la la la la la

L'maître d'école et ses potaches
Le mair', le bedeau, le bougnat
Négligeaient carrément leur tâche
Pour voir ça
Le facteur d'ordinair' si preste
Pour voir ça, n'distribuait plus
Les lettres que personne au reste
N'aurait lues
Pour voir ça, Dieu le leur pardonne
Les enfants de cœur au milieu
Du Saint Sacrifice abandonnent
Le saint lieu
Les gendarmes, mêm' mes gendarmes
Qui sont par natur' si ballots
Se laissaient toucher par les charmes
Du joli tableau

Quand Margot dégrafait son corsage
Pour donner la gougoutte à son chat
Tous les gars, tous les gars du village
Etaient là, la la la la la la
Etaient là, la la la la la
Et Margot qu'était simple et très sage
Présumait qu'c'était pour voir son chat
Qu'tous les gars, tous les gars du village
Etaient là, la la la la la la
Etaient là, la la la la la

Mais les autr's femmes de la commune
Privées d'leurs époux, d'leurs galants
Accumulèrent la rancune
Patiemment
Puis un jour ivres de colère
Elles s'armèrent de bâtons
Et farouches elles immolèrent
Le chaton
La bergère après bien des larmes
Pour s'consoler prit un mari
Et ne dévoila plus ses charmes
Que pour lui
Le temps passa sur les mémoires
On oublia l'évènement
Seul des vieux racontent encore
A leurs p'tits enfants

Quand Margot dégrafait son corsage
Pour donner la gougoutte à son chat
Tous les gars, tous les gars du village
Etaient là, la la la la la la
Etaient là, la la la la la
Et Margot qu'était simple et très sage
Présumait qu'c'était pour voir son chat
Qu'tous les gars, tous les gars du village
Etaient là, la la la la la la
Etaient là, la la la la la

(Chanson de Brassens que je chantais à Viking pour l'endormir...)

Monday, April 28, 2008

La vérité sort de vous savez où

Le jeunot sait faire plein de choses. Les fait tout court, d'ailleurs. Le ménage, la vaisselle, ce genre de choses (hyper pratique tout ça)

Par contre, le jeunot ne sait pas cuisiner. Enfin si, les pâtes, très bien. Pas plus.
Il y a quelques jours, je lui demande de casser des œufs, pendant que moi j'étale la pâte brisée.

Le jeunot ne sait pas casser les œufs.

"Mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire de toi?", me désespérai-je.
"Bin, tu vas l'aimer, c'est tout", répond Nana.

C'est certain, ça risque d'occuper un paquet d'années ça...

Et pour ceux qui s'inquiètent pour ma tarte salée, le jeunot a réussi à casser les œufs, comme quoi l'amour mène à tout.

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Thursday, April 24, 2008

Rangement express made in Viking

J'ai commencé mes vacances par le rangement des chambres de mes enfants.

Y'en avait grandement besoin. Mes enfants ont beaucoup de choses -livres/vêtements/jeux/jouets- et peu de rangements et aiment plus déranger que ranger ce qui nous donne des chambres avec des livres en vrac, des vêtements en tas, des jeux en pagaille et des jouets en bataille.

J'ai donc tenté d'organiser tout ça. Depuis mon passage, la chambre de ma fille ressemble enfin à une chambre de fillette de 9 ans - et la guirlande lumineuse n'y est pas pour rien bien sûr. Mais en plus, chaque chose est à sa place, la place la plus logique possible et c'était pas de la tarte.

J'ai profité d'une après-midi télé pour m'occuper de la chambre du fiston et là il m'a fallu un sac poubelle entier pour jeter en douce les trucs cassés, les cailloux, les bâtons et une kyrielle de gribouillages premier âge et essais calligraphiques sans nom et sans date.

Bon là j'avoue, mon cœur de maman s'est serré, mais au bout d'un moment, ça déborde franchement. Pour ne pas avoir la tentation de rouvrir le sac poubelle pour retrier, je l'ai jeté tout de suite dans la benne. Et rassurez-vous, pour ceux et celles qui s'apprêtent à appeler les services d'aide à l'enfance, il en reste plein. J'ai gardé tout ce qui ressemble à une vague forme.

Et au moins, mon fiston a désormais un vrai bureau, sans bac débordant de feuilles utilisées par on-ne-sait-qui en dessous mais avec un pot à crayon dessus.

Et donc, après avoir brillamment rempli mon rôle de mère/gestionnaire/maîtresse de maison, j'ai prévenu les habitants de la bergerie que désormais, chacun pour soi: s'ils veulent un enclos rangé, qu'ils se débrouillent.

Je crois que le message a été bien compris, à défaut d'être correctement interprété: tout à l'heure, Tom-Tom s'est agité en tous sens, en cherchant coussins et couvertures. Puis il m'a appelé, victorieux: il avait rangé sa chambre. On ne voit plus de jouets par terre.

En effet:





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