Wednesday, January 23, 2008

Batterie rechargeable

Lundi matin, alors que nous échangions des informations capitales sur notre week-end avec une collègue de service avec moi dans la cour, une autre collègue est venue m'offrir une tasse de café, sachant que ça me fait toujours plaisir.

Le midi, je suis allée manger avec des collègues d'une autre école, je suis revenue à temps pour la galette et le verre de cidre de l'école où je travaille en ce moment.

Je suis rentrée tôt, c'était bien, nous avons longuement lu, les enfants et moi, côte-à-côte sur le canapé.

Mardi, le téléphone a sonné à plusieurs reprises, des mamans de copines invitées par Nana pour son anniversaire qui confirmaient la présence de leurs filles, et puis mon copain du parti rouge qui m'apprenait que je serai sur la liste.

Malgré tout cela, malgré toutes ces ondes positives, vers midi, le blues m'a pris.

Il me tombe dessus fréquemment, sans crier gare, me fait pousser des larmes dans les yeux, me donne envie de ne plus me lever, plus jamais. Envie de rien, juste que tout s'arrête.

Alors, tant que j'y étais, j'ai profité d'une récré pour appeler mon avocate.

Rien avant mai.

Au mieux.

Et je ne parle que de la révision des modalités de garde.

Le reste doit être dans un dossier tombé sous le bureau du juge, c'est pas possible.

On va dire qu'au moins, j'ai une date. Un vague délai, plutôt. Pourtant, je sais que je continuerai de me précipiter le soir sur ma boîte aux lettres, au cas où... Sur mon PC pour vérifier mes emails... Mon coeur battra plus fort lorsque mon téléphone sonnera... Tout cela avec l'espoir d'une nouvelle, bonne de préférence. Quelque chose juste, une avancée... Savent-ils combien c'est dur de vivre dans cette interminable attente, ceux qui ont notre vie entre leurs mains?

Ce délai me permet quand même, durant quelques temps, de me projeter ailleurs. De laisser une petite place pour autre chose. Les municipales qui approchent, ma classe jusqu'au mois de mai...

J'aurais aimé m'allonger, fermer les yeux, écouter de la musique... Mais j'avais une classe qui m'attendait, puis mes enfants le soir. Il m'a donc fallu recharger les batteries en express. Comme souvent. Trouver en moi la ressource de continuer.

J'ai une fête d'anniversaire à organiser et des démarches urgentes urgentes pour les élections - je vous en parlerai demain, je sens que ça va vous faire rigoler...

Demain est un autre jour... Après-demain aussi... Après-après demain également.

4 comments:

dany said...

Vivre dans l'instant, plus facile à dire qu'à faire! Super que te grande puce ai plain de copines! Bisous

Lalaith said...

Héhé, concentre-toi sur le gâteau de ta princesse ;-)
(ben ouais, faut bien lui faire un gâteau, puis au moins c'est agréable de faire un gâteau)

tirui said...

je te souhaite de recevoir chaque jour des petits gestes comme ça qui rechargent un peu tes batteries. Assez pour que tu continues jusqu'au jour que tu attends pour commencer à te sentir mieux.
bises

Lili said...

Dany, oui, ça va mieux pour ma grande... j'espère que cette fête apportera beaucoup.

lalaith, j'hésite entre cookies, gauffres et crêpes en plus du gâteau (et bien d'accord avec toi, la cuisine, c'est agréable)

tirui, oui, ça m'arrive fréquemment, ces petits rien qui mettent du baume au coeur, sans doute parce que j'y suis attentive, plus qu'avant.