L'agonie et la mort de notre chat n'a jamais occulté l'autre grand événement de ces derniers jours: la naissance de mon neveu, que j'ai déjà surnommé P'tit Crabe.
Je ne savais pas, jusqu'alors, à quel point on pouvait aimer, comme ça, brutalement, viscéralement, l'enfant des autres. Je n'ai pas eu ce sentiment à la naissance de la fille de mon frère, que j'ai pourtant vue dès le lendemain de sa naissance. Je l'aime bien, comme j'aime bien les enfants de mes amis. Les liens avec mon frère aîné sont si distendus....
C'est différent avec ma sœur, vous l'aurez compris. Et j'ai aimé son fils à la seconde où je l'ai vu. Je comprends aujourd'hui les sentiments qu'elle a pour les miens depuis près de 10 ans maintenant, et ça nous rapproche encore, je trouve. Nous sommes enfin "à égalité".
Comme grand sœur coach, j'ai assuré à fond. Je crois que grâce à mes conseils, ma sœur et son mari vont s'en sortir comme des chefs.
Je ne leur ai dit que deux choses, les deux seules choses qu'on devrait dire à tout futur parent, ce que moi, j'aurais aimé entendre à l'époque.
Un bébé, ça pleure, on ne sait pas toujours pourquoi, on ne sait pas forcément le calmer, ça ne fait pas de nous de mauvais parents.
Je me souviens de ma mère me serinant à la naissance de Nana que "un bébé qui a mangé et qui est propre ne pleure pas"... Nana pleurait tout le temps, je me sentais mauvaise mère, j'en voulais à Nana de faire de moi une mauvaise mère... J'étais beaucoup plus sereine pour Viking, et j'ai passé des heures à le bercer calmement, en sachant qu'un jour, ça passerait.
Ma sœur, il y a peu, m'a dit combien, de m'avoir entendu dire ça à plusieurs reprises, elle se sentait prête pour supporter les inévitables pleurs.
L'autre grand conseil que je leur ai donné, c'est de se faire confiance! Qu'on a le droit de se tromper. Qu'à force de tâtonner, ils trouveront des réponses adaptées à leur bébé et à eux pour chaque problème.
Depuis le temps, si une et une seule méthode fonctionnait pour s'occuper d'un bébé et élever un enfant, on le saurait... Alors qu'en fait, tant de choses dépendent de la personnalité de l'enfant, de celle de ses parents, des conditions dans lesquelles ils vivent... On le sait tous, en tant que parent, ce qui marche avec un enfant ne marche pas avec l'autre.
Ca n'empêche pas de solliciter et écouter les conseils, avis, de profiter des expériences des uns et des autres (et la preuve que c'est nécessaire, c'est le boom des forums de jeunes mamans sur internet!).
Mais il ne faut pas se laisser dépasser, culpabiliser, par les "yaka ifokon" régulièrement lâchés par les personnes "à principes" qui pensent que "ça, ça marche à tous les coups" ou que "si vous faites ça, vous le regretterez"....
J'ai fait du bon boulot non? :-D
Wednesday, October 29, 2008
Tuesday, October 28, 2008
Apprivoiser l'absence....
Nous avons suivi le sentier, puis nous nous sommes enfoncés dans les bois.
L'arbre de loin nous a comme appelés. Un chêne. Bagheera serait bien, là.
Nous avons creusé. Nous lui avons dit au revoir, une dernière fois. Nous l'avons déposé dans le trou, nous avons recouvert de terre, nous avons remis des feuilles et des cailloux.
Et alors, j'ai compris.
Ce que les deux vétérinaires vus à une journée d'intervalle avaient tenté de me dire à mi-mots. Il n'y avait rien à faire. Au mieux, si on avait su avant, on aurait prolongé sa vie, un peu, mais au prix de quelles douleurs pour lui?
Dimanche soir, il était allongé près de sa maitresse, qui le caressait. Son compagnon est venu le lécher, longuement. Dernières images qu'il a emportées, car je suppose qu'ensuite, ce sont des convulsions qu'il a eues, et qu'alors il devait être plongé dans une sorte d'inconscience.
Qu'il ait été conscient ou non les 2 dernières heures, je suis sûre qu'il était bien, dans mes bras.
Je l'ai accompagné jusqu'au bout. Jusqu'à son dernier souffle de vie, jusqu'au seuil de la mort.
Jusqu'à ce chêne.
Et j'ai eu le sentiment, alors, de m'être, en même temps, rachetée envers Jerry, ce chat mort tout seul dans sa cage d'hospitalisation, après une lourde opération.
Aux heures cauchemardesques que j'ai vécues lors de son agonie puis de l'évidence, de la réalité de sa mort, a alors succédé un apaisement.
Maintenant, c'est au tour de Nana.
Elle l'a tenu dans les bras des heures durant, toute la matinée, jusqu'à ce qu'on le dépose dans son cercueil au moment de partir l'enterrer.
Elle est revenue les bras vides.
L'absence est désormais physique. La porte visible, palpable.
Hier soir, pour la première fois, il n'est pas venu se lover contre elle en ronronnant pour lui souhaiter bonne nuit. Et ce matin, pour la deuxième fois, elle s'est réveillée sans lui. Et ça sera toujours comme ça, désormais...
L'arbre de loin nous a comme appelés. Un chêne. Bagheera serait bien, là.
Nous avons creusé. Nous lui avons dit au revoir, une dernière fois. Nous l'avons déposé dans le trou, nous avons recouvert de terre, nous avons remis des feuilles et des cailloux.
Et alors, j'ai compris.
Ce que les deux vétérinaires vus à une journée d'intervalle avaient tenté de me dire à mi-mots. Il n'y avait rien à faire. Au mieux, si on avait su avant, on aurait prolongé sa vie, un peu, mais au prix de quelles douleurs pour lui?
Dimanche soir, il était allongé près de sa maitresse, qui le caressait. Son compagnon est venu le lécher, longuement. Dernières images qu'il a emportées, car je suppose qu'ensuite, ce sont des convulsions qu'il a eues, et qu'alors il devait être plongé dans une sorte d'inconscience.
Qu'il ait été conscient ou non les 2 dernières heures, je suis sûre qu'il était bien, dans mes bras.
Je l'ai accompagné jusqu'au bout. Jusqu'à son dernier souffle de vie, jusqu'au seuil de la mort.
Jusqu'à ce chêne.
Et j'ai eu le sentiment, alors, de m'être, en même temps, rachetée envers Jerry, ce chat mort tout seul dans sa cage d'hospitalisation, après une lourde opération.
Aux heures cauchemardesques que j'ai vécues lors de son agonie puis de l'évidence, de la réalité de sa mort, a alors succédé un apaisement.
Maintenant, c'est au tour de Nana.
Elle l'a tenu dans les bras des heures durant, toute la matinée, jusqu'à ce qu'on le dépose dans son cercueil au moment de partir l'enterrer.
Elle est revenue les bras vides.
L'absence est désormais physique. La porte visible, palpable.
Hier soir, pour la première fois, il n'est pas venu se lover contre elle en ronronnant pour lui souhaiter bonne nuit. Et ce matin, pour la deuxième fois, elle s'est réveillée sans lui. Et ça sera toujours comme ça, désormais...
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Monday, October 27, 2008
Jusqu'au bout....
Jusqu'au bout... je serai jusqu'au bout avec lui...je lui dois bien ça... pour ne pas l'avoir soigné à temps...
j'aurais dû... j'aurais dû... vivre avec ça après....
si.... je n'avais pas des frais d'avocat et des notes de psy exorbitants à payer, si je n'étais pas sans cesse prise à la gorge financièrement.... si je n'avais pas été aussi fière, si j'avais demandé l'aide de ma famille....on aurait pu le sauver.. peut-être...
voilà, c'est dit, je fais face à une culpabilité sans bornes, et je suis en colère contre celui qui par ricochets continue de faire du mal à mes enfants
on aurait pu sauver ce chat...
au lieu de ça, il est en train de mourir sur mes genoux... je m'attends d'une minute à l'autre à ne plus sentir sa respiration... je me demande comment je réagirai à ce moment là
je me demande comment les enfants vont vivre avec ça
comme cette nuit est longue... interminable....
j'ose encore croire qu'il respirera toujours dans quelques heures et qu'on pourra le sauver...
edit: il vient de mourir... à 3h30....
Je pleure sans arrêt depuis... Je lui ai demandé pardon...de ne pas l'avoir sauvé
Ce soir, la vétérinaire chez qui je l'ai amené d'urgence m'a parlé d'hospitalisation... j'ai refusé... Je ne voulais pas qu'il meure seul, comme Jerry il y a 5 ans.
Je l'ai accompagné jusqu'au bout. Il est parti contre moi, dans l'amour et la sérénité, aussi dur que ça ait été pour moi.
Je laisse ces heures de sommeil aux enfants, je n'ai pas la force de me coucher
Tout à l'heure, nous irons l'enterrer. Dans la forêt. Au milieu des arbres, de nos pères à tous. C'est ce que j'ai imaginé de mieux pour lui, et pour les enfants.
Et après... Après... Je devrai aider mes enfants à tenir debout. Ma fille surtout. Cette nuit, une partie d'elle est morte avec ce chat.
j'aurais dû... j'aurais dû... vivre avec ça après....
si.... je n'avais pas des frais d'avocat et des notes de psy exorbitants à payer, si je n'étais pas sans cesse prise à la gorge financièrement.... si je n'avais pas été aussi fière, si j'avais demandé l'aide de ma famille....on aurait pu le sauver.. peut-être...
voilà, c'est dit, je fais face à une culpabilité sans bornes, et je suis en colère contre celui qui par ricochets continue de faire du mal à mes enfants
on aurait pu sauver ce chat...
au lieu de ça, il est en train de mourir sur mes genoux... je m'attends d'une minute à l'autre à ne plus sentir sa respiration... je me demande comment je réagirai à ce moment là
je me demande comment les enfants vont vivre avec ça
comme cette nuit est longue... interminable....
j'ose encore croire qu'il respirera toujours dans quelques heures et qu'on pourra le sauver...
edit: il vient de mourir... à 3h30....
Je pleure sans arrêt depuis... Je lui ai demandé pardon...de ne pas l'avoir sauvé
Ce soir, la vétérinaire chez qui je l'ai amené d'urgence m'a parlé d'hospitalisation... j'ai refusé... Je ne voulais pas qu'il meure seul, comme Jerry il y a 5 ans.
Je l'ai accompagné jusqu'au bout. Il est parti contre moi, dans l'amour et la sérénité, aussi dur que ça ait été pour moi.
Je laisse ces heures de sommeil aux enfants, je n'ai pas la force de me coucher
Tout à l'heure, nous irons l'enterrer. Dans la forêt. Au milieu des arbres, de nos pères à tous. C'est ce que j'ai imaginé de mieux pour lui, et pour les enfants.
Et après... Après... Je devrai aider mes enfants à tenir debout. Ma fille surtout. Cette nuit, une partie d'elle est morte avec ce chat.
Sunday, October 26, 2008
Bonheur du jour
Il y a quelques jours, après avoir confectionné une tarte aux pommes avec Viking, j'ai eu l'idée d'initier une série de "bonheur du jour", juste une phrase, une image, pour donner des couleurs gaies aux journées qui ne le sont pas toujours.
J'ai hésité, je me suis demandée si je tiendrais vraiment l'engagement plus de 3 jours, et puis ce matin, j'ai constaté qu'elle en avait eu l'idée aussi.
Depuis hier, les jours à nouveau s'annoncent gris... Et pourtant, il ne faut pas oublier d'être heureux...
Alors, bonheur du jour: coudre un doudou pour mon neveu.
J'ai hésité, je me suis demandée si je tiendrais vraiment l'engagement plus de 3 jours, et puis ce matin, j'ai constaté qu'elle en avait eu l'idée aussi.
Depuis hier, les jours à nouveau s'annoncent gris... Et pourtant, il ne faut pas oublier d'être heureux...
Alors, bonheur du jour: coudre un doudou pour mon neveu.
Saturday, October 25, 2008
Non!!!
C'est un cri, juste un cri, un cri de colère, de tristesse et d'impuissance mêlés...
Il s'appelait Jerry, c'était le fidèle compagnon à poils -longs- de mes enfants.
Contrairement à leur père, il ne les avait pas abandonné, lui.
Il était un être essentiel dans la vie de ma fille. Une crème de chat.
Il est mort dans d'atroces souffrances, tout seul dans une cage de l'hôpital vétérinaire, une nuit de novembre, il y a 5 ans.
Ma fille, alors âgée de 4 ans 1/2, ne s'en est jamais remise. Elle en parle encore en pleurant.
Et moi, je traîne une culpabilité latente - il était malade, je n'avais pas assez d'argent pour l'emmener aux urgences du dimanche, après les vétérinaires ne se sont pas affolés, tout ça mis bout à bout, c'était trop tard.
Au printemps 2004, nous avons adopté un nouveau chat - c'est la seule façon que j'aie trouvé pour qu'elle comprenne que non, Jerry ne reviendrait jamais... Ca a marché. Le nouveau venu s'appelait - et s'appelle toujours -Gratouille.
Dans les mois qui ont suivi, mes parents ont trouvé un chat noir, que ma fille a illico baptisé Bagheera... Bien forcée de l'adopter aussi, après ça.
Plus tard encore, nous avons récupéré le chat de mon ex, nous l'avons appelé Savane.
Bagheera est devenu fou de ma fille. Ca a commencé comme ça, oui. Il dormait sur son lit, contre elle, la cherchait particulièrement. Bien entendu, c'est vite devenu réciproque.
Princesse m'en parle souvent. "Une belle amitié", "lui et moi on se comprend"....
Bagheera a beaucoup maigri récemment. Le vétérinaire vu il y a 3 semaines n'avait pas l'air plus inquiet que ça. Et moi, entre les problèmes d'argent et les inquiétudes judiciaires, bin....
Et puis en cette fin d'après-midi, je l'ai emmené chez le vétérinaire, à nouveau, parce qu'il avait encore maigri.
Dans la salle d'attente, pour la première fois, j'ai remarqué ses oreilles jaunes...
C'est la première chose que la vétérinaire a constaté.
Jaunisse. Foie malade. On ignore encore si c'est curable. On fait des analyses lundi, on saura alors...
Et moi, je ne veux pas croire, pas envisager, non, pas accepter l'idée que ma fille ait encore ça à subir dans son enfance déjà pleine de bleus.
Je ne suis pas croyante, je ne peux qu'en vouloir à la vie.
Si vous croyez en quoi que ce soit, les forces de vie quelque part dans l'univers, c'est le moment d'envoyer vos onde positives -et je sais aussi que ce n'est qu'une manière de parler, juste de la superstition, que le sort est déjà jeté de toutes façons.
J'imagine combien la mort d'un chat peut paraître dérisoire pour certains d'entre vous, mais tout le monde peut comprendre ce que ça représente pour ma fille déjà fort amochée par la vie.
Que la vie ne permette pas que ma fille achève son enfance sur cette note-là.
Il s'appelait Jerry, c'était le fidèle compagnon à poils -longs- de mes enfants.
Contrairement à leur père, il ne les avait pas abandonné, lui.
Il était un être essentiel dans la vie de ma fille. Une crème de chat.
Il est mort dans d'atroces souffrances, tout seul dans une cage de l'hôpital vétérinaire, une nuit de novembre, il y a 5 ans.
Ma fille, alors âgée de 4 ans 1/2, ne s'en est jamais remise. Elle en parle encore en pleurant.
Et moi, je traîne une culpabilité latente - il était malade, je n'avais pas assez d'argent pour l'emmener aux urgences du dimanche, après les vétérinaires ne se sont pas affolés, tout ça mis bout à bout, c'était trop tard.
Au printemps 2004, nous avons adopté un nouveau chat - c'est la seule façon que j'aie trouvé pour qu'elle comprenne que non, Jerry ne reviendrait jamais... Ca a marché. Le nouveau venu s'appelait - et s'appelle toujours -Gratouille.
Dans les mois qui ont suivi, mes parents ont trouvé un chat noir, que ma fille a illico baptisé Bagheera... Bien forcée de l'adopter aussi, après ça.
Plus tard encore, nous avons récupéré le chat de mon ex, nous l'avons appelé Savane.
Bagheera est devenu fou de ma fille. Ca a commencé comme ça, oui. Il dormait sur son lit, contre elle, la cherchait particulièrement. Bien entendu, c'est vite devenu réciproque.
Princesse m'en parle souvent. "Une belle amitié", "lui et moi on se comprend"....
Bagheera a beaucoup maigri récemment. Le vétérinaire vu il y a 3 semaines n'avait pas l'air plus inquiet que ça. Et moi, entre les problèmes d'argent et les inquiétudes judiciaires, bin....
Et puis en cette fin d'après-midi, je l'ai emmené chez le vétérinaire, à nouveau, parce qu'il avait encore maigri.
Dans la salle d'attente, pour la première fois, j'ai remarqué ses oreilles jaunes...
C'est la première chose que la vétérinaire a constaté.
Jaunisse. Foie malade. On ignore encore si c'est curable. On fait des analyses lundi, on saura alors...
Et moi, je ne veux pas croire, pas envisager, non, pas accepter l'idée que ma fille ait encore ça à subir dans son enfance déjà pleine de bleus.
Je ne suis pas croyante, je ne peux qu'en vouloir à la vie.
Si vous croyez en quoi que ce soit, les forces de vie quelque part dans l'univers, c'est le moment d'envoyer vos onde positives -et je sais aussi que ce n'est qu'une manière de parler, juste de la superstition, que le sort est déjà jeté de toutes façons.
J'imagine combien la mort d'un chat peut paraître dérisoire pour certains d'entre vous, mais tout le monde peut comprendre ce que ça représente pour ma fille déjà fort amochée par la vie.
Que la vie ne permette pas que ma fille achève son enfance sur cette note-là.
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Je me souviens,
Les chats,
Nana la princesse,
Tom-Tom le viking
Les temps modernes
Le soir où je me suis ruinée en matériel d'équitation, il était près de 20h, je savais qu'aucun repas mitonné avec amour ne nous attendait à la maison, j'ai donc emmené ma tribu dans un grand hypermarché juste à côté, tellement grand qu'on a failli avoir une crise d'agoraphobie -que j'aime mon quartier avec ses commerces de proximité! où nous avons acheté des pizzas surgelées, plus 2-3 trucs urgents...
Nous nous sommes dirigés vers les "caisses moins de 10 articles", et une drôle de surprise nous attendait: pas de caissière! Faut se débrouiller tout seul comme des grands, pour passer ses produits code-barres vers le bas puis payer en CB.
C'est ça la modernité, finies les discussions avec les caissières de bon poil - "tiens, vous achetez cette litière-là? elle est bien?" ou les discussions des caissières entre elles - "machine est encore enceinte - ah je croyais qu'elle avait juste grossi? , décidément elle les fait à la chaîne"...Discussion aussi idiote que drôle, qu'un robot ne pourra jamais reproduire.
Et c'est bien bête, j'trouve. Non?
Nous nous sommes dirigés vers les "caisses moins de 10 articles", et une drôle de surprise nous attendait: pas de caissière! Faut se débrouiller tout seul comme des grands, pour passer ses produits code-barres vers le bas puis payer en CB.
C'est ça la modernité, finies les discussions avec les caissières de bon poil - "tiens, vous achetez cette litière-là? elle est bien?" ou les discussions des caissières entre elles - "machine est encore enceinte - ah je croyais qu'elle avait juste grossi? , décidément elle les fait à la chaîne"...Discussion aussi idiote que drôle, qu'un robot ne pourra jamais reproduire.
Et c'est bien bête, j'trouve. Non?
Friday, October 24, 2008
Attendre
Je ne me souviens pas de la naissance de ma sœur. J'avais 5 ans1/2. Je ne me souviens pas de tout ce qui a entouré sa naissance - qui s'est occupé de nous pendant que mon père était avec ma mère, comment mon père nous l'a annoncé, aucun souvenir. Je me souviens juste que ma mère nous l'a montrée, à mon frère aîné et moi, par la fenêtre de sa chambre de maternité - nous n'avions pas eu le droit d'y pénétrer...
Par contre, je me souviens de la naissance de mon jeune frère. Un samedi soir. Mon père était parti rejoindre ma mère, sur place depuis quelques jours, et nous avait annoncé la naissance le dimanche matin à notre réveil. J'avais 12 ans, ma sœur 6. Nous étions contentes, nous n'arrêtions pas de répéter "il est né, il est né".
Quand j'ai accouché de Princesse, ma sœur était au lycée. Elle appelait ma mère toutes les heures entre deux cours pour savoir... Finalement, ma mère et elle sont allées à la maternité en fin de journée, et elles ont attendu dans la salle prévue à cet effet... Attendu...
Les circonstances qui ont entouré la naissance de Viking sont plus flous... Plus tristes... Je ne sais même plus comment cela a été annoncé à ma famille, je sais juste qu'ils étaient là, le lendemain, atterrés par ce qu'ils découvraient - la rupture.
L'attente... C'est ce qui soude une famille lors d'une naissance imminente... Les derniers jours, les dernières heures.
"Ta sœur est à la maternité", ce matin, au moment de partir à l'école... J'ai attendu, toute la matinée, en cousant la turbulette promise au début de la grossesse. L'attente. L'envie de savoir. Garçon? fille? Et son prénom? Comment va le bébé, comment va ma sœur? comment se passe l'accouchement?
J'ai tenu sa main, en pensée, à distance. J'étais avec elle. J'attendais.
Et voilà. Le bébé est là. Ma sœur, ma petite sœur est maman!
Par contre, je me souviens de la naissance de mon jeune frère. Un samedi soir. Mon père était parti rejoindre ma mère, sur place depuis quelques jours, et nous avait annoncé la naissance le dimanche matin à notre réveil. J'avais 12 ans, ma sœur 6. Nous étions contentes, nous n'arrêtions pas de répéter "il est né, il est né".
Quand j'ai accouché de Princesse, ma sœur était au lycée. Elle appelait ma mère toutes les heures entre deux cours pour savoir... Finalement, ma mère et elle sont allées à la maternité en fin de journée, et elles ont attendu dans la salle prévue à cet effet... Attendu...
Les circonstances qui ont entouré la naissance de Viking sont plus flous... Plus tristes... Je ne sais même plus comment cela a été annoncé à ma famille, je sais juste qu'ils étaient là, le lendemain, atterrés par ce qu'ils découvraient - la rupture.
L'attente... C'est ce qui soude une famille lors d'une naissance imminente... Les derniers jours, les dernières heures.
"Ta sœur est à la maternité", ce matin, au moment de partir à l'école... J'ai attendu, toute la matinée, en cousant la turbulette promise au début de la grossesse. L'attente. L'envie de savoir. Garçon? fille? Et son prénom? Comment va le bébé, comment va ma sœur? comment se passe l'accouchement?
J'ai tenu sa main, en pensée, à distance. J'étais avec elle. J'attendais.
Et voilà. Le bébé est là. Ma sœur, ma petite sœur est maman!
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Un bout de quotidien
Thursday, October 23, 2008
Il ne pense qu'à ça!
.... à lire.
(non mais qu'est-ce que vous alliez imaginer?)
He oui, mon bonhomme sait presque lire... Bon, ok, il n'en est encore qu'au déchiffrage, mais de plus en plus aisé. Dans une famille où l'une des activités favorites est la lecture, c'est une question de survie!
Cet été, il nous avait dit "vous avez de la chance, vous savez lire", preuve qu'il avait hâte de décrypter à son tour les caractères mystérieux...
J'avoue que j'étais inquiète, l'enseignante en moi avait décelé les signes d'un "blocage", inutile de m'étendre sur les soupçons que j'avais alors, l'essentiel est que je me sois trompée!
Il repère partout les mots connus, "un, une, le, la, les, de, à"... A se demander parfois s'il écoute l'histoire que je lui lis en même temps? grumph!
Il a compris le principe de la combinatoire (la fameuse syllabique, qui s'appuie sur la globale, et inversement!) et nous décline ça sur tous les tons et à toutes les sauces, essayant de déchiffrer des mots ou au contraire d'en épeler.
Comme il s'acharnait parfois sur des livres trop compliqués, je lui ai dégoté de vieux manuels dans mon école actuelle - "Gaffi" et "Ratus" pour ne pas les nommer - et il a ainsi le plaisir de lire des phrases courtes, avec des mots jusqu'alors inconnus.
Et - important - il semble comprendre ce qu'il lit...
J'en ai eu la preuve hier, lorsqu'il lisait la première page d'un album de la série des rois et des reines d'Alex Sanders (comment, vous ne connaissez pas? vous ne savez pas ce que vous perdez!). Il est allé chercher un renseignement manquant sur l'illustration (futé non?)
Même quand les mots sont difficiles, il s'acharne, ne se décourage pas, je trouve ça extraordinaire!
On ne se souvient pas, on imagine à peine, comme l'apprentissage de la lecture est une lutte de tous les instants.
Mais bon, j'aimerais bien qu'il me laisse lire une phrase entière sans m'interrompre!
(non mais qu'est-ce que vous alliez imaginer?)
He oui, mon bonhomme sait presque lire... Bon, ok, il n'en est encore qu'au déchiffrage, mais de plus en plus aisé. Dans une famille où l'une des activités favorites est la lecture, c'est une question de survie!
Cet été, il nous avait dit "vous avez de la chance, vous savez lire", preuve qu'il avait hâte de décrypter à son tour les caractères mystérieux...
J'avoue que j'étais inquiète, l'enseignante en moi avait décelé les signes d'un "blocage", inutile de m'étendre sur les soupçons que j'avais alors, l'essentiel est que je me sois trompée!
Il repère partout les mots connus, "un, une, le, la, les, de, à"... A se demander parfois s'il écoute l'histoire que je lui lis en même temps? grumph!
Il a compris le principe de la combinatoire (la fameuse syllabique, qui s'appuie sur la globale, et inversement!) et nous décline ça sur tous les tons et à toutes les sauces, essayant de déchiffrer des mots ou au contraire d'en épeler.
Comme il s'acharnait parfois sur des livres trop compliqués, je lui ai dégoté de vieux manuels dans mon école actuelle - "Gaffi" et "Ratus" pour ne pas les nommer - et il a ainsi le plaisir de lire des phrases courtes, avec des mots jusqu'alors inconnus.
Et - important - il semble comprendre ce qu'il lit...
J'en ai eu la preuve hier, lorsqu'il lisait la première page d'un album de la série des rois et des reines d'Alex Sanders (comment, vous ne connaissez pas? vous ne savez pas ce que vous perdez!). Il est allé chercher un renseignement manquant sur l'illustration (futé non?)
Même quand les mots sont difficiles, il s'acharne, ne se décourage pas, je trouve ça extraordinaire!
On ne se souvient pas, on imagine à peine, comme l'apprentissage de la lecture est une lutte de tous les instants.
Mais bon, j'aimerais bien qu'il me laisse lire une phrase entière sans m'interrompre!
Wednesday, October 22, 2008
Les manteaux de Princesse
Ma fille a 9 ans 3/4.
Elle m'arrive aux yeux - elle m'arrivait sous le menton il y a un an.
Elle a un amoureux.
La semaine dernière, elle m'a demandé à quel âge mes seins ont commencé à pousser?
Bref, elle n'est plus une petite fille.
Elle se coiffe avec soin.
Elle choisit ses vêtements avec application... Ah bin, parlons-en des vêtements...
Il faut sans cesse lui racheter des pantalons, déjà - mais pourquoi grandit-elle autant?
Quant au reste... Elle ne trouve plus rien à son goût, n'aime plus le rayon fillette, mais pas encore le rayon "ado".
On a quand même réussi à lui refaire une garde-robe, un tee-shirt par-ci, un jeans par-là...
Mais les manteaux, c'est un drame!
Jusqu'ici, c'était blouson l'hiver, 2 chacun si possible pour pouvoir en laver un de temps en temps... Mais le blouson de l'an dernier ne lui plait plus. Elle avait un manteau en velours aussi, je n'arrive pas à savoir si elle le veut toujours.
Le mois dernier, elle s'est trouvé une jolie veste dans un vide-grenier, mais ce n'est bien que pour la mi-saison...
Le vrai drame, c'est qu'elle a sport trois fois par semaine, donc exit le manteau en velours et la jolie veste. Elle ne veut pas entendre parler du K-Way rouge que je lui ai trouvé à la fin d'un vide-grenier ("ça fait garçon"). Et le blouson de l'an dernier, vraiment pas? non, "ça fait petite fille".
Ma mère lui a gentiment offert un manteau élégant aussi, doublé, mais ça ne règle pas nos problèmes des jours de sport, où il faut quelque chose de pratique (et joli et pas trop petite fille...)
Misère.... Et elle n'a pas 10 ans.... ce n'est donc qu'un début!
Elle m'arrive aux yeux - elle m'arrivait sous le menton il y a un an.
Elle a un amoureux.
La semaine dernière, elle m'a demandé à quel âge mes seins ont commencé à pousser?
Bref, elle n'est plus une petite fille.
Elle se coiffe avec soin.
Elle choisit ses vêtements avec application... Ah bin, parlons-en des vêtements...
Il faut sans cesse lui racheter des pantalons, déjà - mais pourquoi grandit-elle autant?
Quant au reste... Elle ne trouve plus rien à son goût, n'aime plus le rayon fillette, mais pas encore le rayon "ado".
On a quand même réussi à lui refaire une garde-robe, un tee-shirt par-ci, un jeans par-là...
Mais les manteaux, c'est un drame!
Jusqu'ici, c'était blouson l'hiver, 2 chacun si possible pour pouvoir en laver un de temps en temps... Mais le blouson de l'an dernier ne lui plait plus. Elle avait un manteau en velours aussi, je n'arrive pas à savoir si elle le veut toujours.
Le mois dernier, elle s'est trouvé une jolie veste dans un vide-grenier, mais ce n'est bien que pour la mi-saison...
Le vrai drame, c'est qu'elle a sport trois fois par semaine, donc exit le manteau en velours et la jolie veste. Elle ne veut pas entendre parler du K-Way rouge que je lui ai trouvé à la fin d'un vide-grenier ("ça fait garçon"). Et le blouson de l'an dernier, vraiment pas? non, "ça fait petite fille".
Ma mère lui a gentiment offert un manteau élégant aussi, doublé, mais ça ne règle pas nos problèmes des jours de sport, où il faut quelque chose de pratique (et joli et pas trop petite fille...)
Misère.... Et elle n'a pas 10 ans.... ce n'est donc qu'un début!
Malaaaaaaadeeeeeeeeeeeuuuuuuuuu!
Ce matin, mon imbécile de portable a sonné pour me réveiller. J'avais oublié de le déconnecter - bin oui, le mercredi, on reste un peu plus longtemps sous la couette!
Impossible de me rendormir... Quelque chose n'allait pas.... Quelque chose qui a grandi... Mal aux yeux, affreux! Et puis je ne sais quoi d'indéfinissable... hypoglycémie? Non, ça ne s'est pas calmé après avoir péniblement mangé un bout -péniblement parce que j'avais du mal à rester debout.
Mal aux yeux, toujours... De plus en plus... Migraine? J'ai pris un médicament, toujours péniblement... Ca n'a rien arrangé, ça a même empiré... J'avais des nausées...
Des pensées confuses, du genre "pourvu que ma sœur n'accouche pas aujourd'hui, je ne pourrai pas aller la voir", "zut, c'est la journée marathon, comment emmener les enfants à leurs activités?", "je vais pas faire venir le médecin vu l'état de mon appart"
Cette douleur insupportable dans les yeux...
Vers 8h30 j'ai envoyé un SMS à ma mère, "au secours j'agonise", ça avait le mérite d'être clair.
Une demie-heure mes parents ont débarqué en même temps que le médecin.
8 de tension.
Ah bin ça explique des choses.
J'ai passé le reste de la journée à comater comme une bienheureuse, sous la garde de mon père, pendant que ma mère se tapait les aller-retour sport-musique-sport-musique-musique.
Et j'ai 2 jours d'arrêt... j'enchaîne avec les vacances.
Je suis futée quand même :-)
Impossible de me rendormir... Quelque chose n'allait pas.... Quelque chose qui a grandi... Mal aux yeux, affreux! Et puis je ne sais quoi d'indéfinissable... hypoglycémie? Non, ça ne s'est pas calmé après avoir péniblement mangé un bout -péniblement parce que j'avais du mal à rester debout.
Mal aux yeux, toujours... De plus en plus... Migraine? J'ai pris un médicament, toujours péniblement... Ca n'a rien arrangé, ça a même empiré... J'avais des nausées...
Des pensées confuses, du genre "pourvu que ma sœur n'accouche pas aujourd'hui, je ne pourrai pas aller la voir", "zut, c'est la journée marathon, comment emmener les enfants à leurs activités?", "je vais pas faire venir le médecin vu l'état de mon appart"
Cette douleur insupportable dans les yeux...
Vers 8h30 j'ai envoyé un SMS à ma mère, "au secours j'agonise", ça avait le mérite d'être clair.
Une demie-heure mes parents ont débarqué en même temps que le médecin.
8 de tension.
Ah bin ça explique des choses.
J'ai passé le reste de la journée à comater comme une bienheureuse, sous la garde de mon père, pendant que ma mère se tapait les aller-retour sport-musique-sport-musique-musique.
Et j'ai 2 jours d'arrêt... j'enchaîne avec les vacances.
Je suis futée quand même :-)
Tuesday, October 21, 2008
Grandir quand même (histoire d'élève)
Ce matin, je suis partie guillerette de la maison. Je mets de la musique en ce moment pour réveiller les enfants en douceur, ça fait des matins chauds et tendres.
Mes tournesols ont décidé de fleurir en cette fin d'octobre, apportant du soleil sur le bord de ma fenêtre.
Il pleuvait. J'aime bien la pluie. J'avais emporté mon parapluie, je l'ouvrais par intermittence mais la plupart du temps, je le gardais fermé et je laissais la pluie m'arroser, des fois que ça me fasse pousser.
J'avais du soleil dans la tête, dans le cœur.
Les collègues ont râlé contre le temps, j'avais envie de leur demander d'essayer d'être contentes, de se satisfaire davantage de leur vie, parce que la pluie, ce n'est pas grave. Mais je n'ai rien dit; elles n'auraient pas compris.
Les enfants sont arrivés directement dans nos classes, l'averse nous empêchant de les recevoir dans la cour comme d'habitude.
Ils sont arrivés les uns après les autres, amusés autant qu'intrigués par ce changement dans leurs habitudes.
Et puis elle est arrivée, cette petite fille qui cherche à bien faire malgré le foutoir dans sa vie, dans sa famille, dans sa maison.
Elle est arrivée, la capuche sur la tête. Je lui ai demandé de l'ôter. Elle s'est exécutée.
Elle avait le crâne totalement rasé.
"C'est papa qui m'a fait ça."
On a fait avec.
Mes tournesols ont décidé de fleurir en cette fin d'octobre, apportant du soleil sur le bord de ma fenêtre.
Il pleuvait. J'aime bien la pluie. J'avais emporté mon parapluie, je l'ouvrais par intermittence mais la plupart du temps, je le gardais fermé et je laissais la pluie m'arroser, des fois que ça me fasse pousser.
J'avais du soleil dans la tête, dans le cœur.
Les collègues ont râlé contre le temps, j'avais envie de leur demander d'essayer d'être contentes, de se satisfaire davantage de leur vie, parce que la pluie, ce n'est pas grave. Mais je n'ai rien dit; elles n'auraient pas compris.
Les enfants sont arrivés directement dans nos classes, l'averse nous empêchant de les recevoir dans la cour comme d'habitude.
Ils sont arrivés les uns après les autres, amusés autant qu'intrigués par ce changement dans leurs habitudes.
Et puis elle est arrivée, cette petite fille qui cherche à bien faire malgré le foutoir dans sa vie, dans sa famille, dans sa maison.
Elle est arrivée, la capuche sur la tête. Je lui ai demandé de l'ôter. Elle s'est exécutée.
Elle avait le crâne totalement rasé.
"C'est papa qui m'a fait ça."
On a fait avec.
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Histoires d'élèves,
Un bout de quotidien
La vérité sur les tubes de colle et les feutres d'ardoise
Oui oui, je vais vous révéler la vérité absolue concernant le mystère des tubes de colle toujours vides et des feutres d'ardoise perpétuellement usés.
Parce que vous devez être comme moi, "quoi? tu as déjà fini le tube de colle que j'avais mis dans ta trousse la semaine dernière? Nan mais tu sais combien ça coûte?"
Mais comme en plus d'être maman je suis instit, je sais ce qui se passe en classe et je peux donc lever le mystère.
Non, l'enseignant de votre enfant n'est pas un monomaniaque qui ne jure que pas la colle et les feutres d'ardoise et les fait utiliser à outrance à chaque minute de la journée.
MAIS!
Vos enfants, si!
Déjà, on a beau leur expliquer depuis la première année de maternelle que "juste 4 points de colle ça suffit", bin non, ils tartinent allègrement de colle chaque mm² de feuille. C'est miracle que le tube de colle tienne la journée.
Et les feutres d'ardoise, bin c'est pour dessiner non? Dès qu'on s'ennuie, que la maîtresse a le dos tourné ou qu'on a du temps libre après un travail. Ou alors, ça sert à décorer les réponses lors des séances de calcul mental. Et puis on appuie bien dessus pour user le truc encore plus rapidement.
La prochaine fois, je lève le mystère sur les crayons qui raccourcissent à l'allure d'un TGV au galop.
Parce que vous devez être comme moi, "quoi? tu as déjà fini le tube de colle que j'avais mis dans ta trousse la semaine dernière? Nan mais tu sais combien ça coûte?"
Mais comme en plus d'être maman je suis instit, je sais ce qui se passe en classe et je peux donc lever le mystère.
Non, l'enseignant de votre enfant n'est pas un monomaniaque qui ne jure que pas la colle et les feutres d'ardoise et les fait utiliser à outrance à chaque minute de la journée.
MAIS!
Vos enfants, si!
Déjà, on a beau leur expliquer depuis la première année de maternelle que "juste 4 points de colle ça suffit", bin non, ils tartinent allègrement de colle chaque mm² de feuille. C'est miracle que le tube de colle tienne la journée.
Et les feutres d'ardoise, bin c'est pour dessiner non? Dès qu'on s'ennuie, que la maîtresse a le dos tourné ou qu'on a du temps libre après un travail. Ou alors, ça sert à décorer les réponses lors des séances de calcul mental. Et puis on appuie bien dessus pour user le truc encore plus rapidement.
La prochaine fois, je lève le mystère sur les crayons qui raccourcissent à l'allure d'un TGV au galop.
Saturday, October 18, 2008
Sur le terrain
Donc, avec mon Viking footballeur, me voilà abonnée aux samedis sur le terrain de foot.
C'est sympa, avec les autres parents, on piétine, on discute et ceux qui me connaissent savent combien j'aime ça.
Par contre, ce que je ne comprends pas, ce sont tous ces hystériques qui crient, qui hurlent à leurs gamins quoi faire, s'énervent contre eux quand ils font pas bien ou contre les autres qui font trop bien, se mettent à gesticuler dans tous les sens quand leur chérubin a marqué un buuuuuuuuuuuuuuut
Non, franchement, c'est n'importe quoi.
Surtout de la part des parents des équipes adverses, de toute façon, ils peuvent crier tout ce qu'ils veulent, c'est l'équipe de mon fils la meilleure, les joueurs y ont le plus bel équipement, ils ont une excellente technique, ils se tiennent correctement et en plus ils sont fair-play, bien plus que les autres.
Et de toute son équipe, c'est mon fils le plus beau et le plus fort, et ceux qui nient, c'est juste des jaloux.
Et ça c'est pas beau, franchement!
C'est sympa, avec les autres parents, on piétine, on discute et ceux qui me connaissent savent combien j'aime ça.
Par contre, ce que je ne comprends pas, ce sont tous ces hystériques qui crient, qui hurlent à leurs gamins quoi faire, s'énervent contre eux quand ils font pas bien ou contre les autres qui font trop bien, se mettent à gesticuler dans tous les sens quand leur chérubin a marqué un buuuuuuuuuuuuuuut
Non, franchement, c'est n'importe quoi.
Surtout de la part des parents des équipes adverses, de toute façon, ils peuvent crier tout ce qu'ils veulent, c'est l'équipe de mon fils la meilleure, les joueurs y ont le plus bel équipement, ils ont une excellente technique, ils se tiennent correctement et en plus ils sont fair-play, bien plus que les autres.
Et de toute son équipe, c'est mon fils le plus beau et le plus fort, et ceux qui nient, c'est juste des jaloux.
Et ça c'est pas beau, franchement!
(Aller) Se faire cuire un oeuf
Hier midi, ma directrice, qui est aussi une copine - la politique, ça ressert les liens - n'avait rien à manger et la boulangerie était fermée.
Je n'avais qu'une portion de riz et une crème au chocolat.
On ouvre le frigo, chouette! 3 œufs rescapés d'une après-midi pâtisserie avec mes élèves, 2 semaines plus tôt .
Hem, pas de poêle pour faire cuire les œufs... Des casseroles, mais le four micro-ondes trône sur les plaques, le déplacer pfffffffffffffffffffff.....
Je propose qu'on fasse cuire au four, on ne l'a jamais fait ni elle ni moi mais ça doit pas être sorcier?
On cherche, on trouve des ramequins, on casse les œufs dedans, on enfourne, on déplace l'isoloir en attendant que ça cuise (élections des parents d'élèves hier), on bosse un peu et hop, les œufs sont cuits, on partage ma portion de riz, on finit avec les yaourts qui restaient aussi de l'aprèm pâtisserie, un régal tout ça (l'amitié par dessus pour donner plus de goût)
La morale de tout ceci?
C'est que notre ministre bien aimé peut être content, les enseignants ont bien appris à aller se faire cuire un œuf.
J'espère qu'un de ces jours, on pourra lui rendre la pareille.
Je n'avais qu'une portion de riz et une crème au chocolat.
On ouvre le frigo, chouette! 3 œufs rescapés d'une après-midi pâtisserie avec mes élèves, 2 semaines plus tôt .
Hem, pas de poêle pour faire cuire les œufs... Des casseroles, mais le four micro-ondes trône sur les plaques, le déplacer pfffffffffffffffffffff.....
Je propose qu'on fasse cuire au four, on ne l'a jamais fait ni elle ni moi mais ça doit pas être sorcier?
On cherche, on trouve des ramequins, on casse les œufs dedans, on enfourne, on déplace l'isoloir en attendant que ça cuise (élections des parents d'élèves hier), on bosse un peu et hop, les œufs sont cuits, on partage ma portion de riz, on finit avec les yaourts qui restaient aussi de l'aprèm pâtisserie, un régal tout ça (l'amitié par dessus pour donner plus de goût)
La morale de tout ceci?
C'est que notre ministre bien aimé peut être content, les enseignants ont bien appris à aller se faire cuire un œuf.
J'espère qu'un de ces jours, on pourra lui rendre la pareille.
Friday, October 17, 2008
Génération entre 2 eaux
Mes parents sont l'un de 1937, l'autre de 1943.
Je lis pas mal de blogs écrits par des personnes plus ou moins de leur génération (non non, pas de noms, je ne dénonce pas moi!), celles qui ont vécu la misère des années d'après-guerre puis la montée de la société de consommation où tout paraissait facile (je me souviens la tête de ma mère quand je me suis mise aux couches lavables en 2002... Elle pour qui les jetables avaient été une réelle libération!)
J'ai toujours trouvé que mes parents étaient particuliers, je continue de le penser mais en même temps, à vous lire, je réalise à quel point ils sont normaux, aussi.
Ils sont de cette génération qui s'inquiète pour ses enfants tout en s'occupant de ses vieux parents.
De vieux parents il ne reste que ma grand-mère maternelle de 96 ans - mes grands parents paternels auraient aujourd'hui 109! Ma grand-mère baisse de plus en plus, ne veut pas aller en maison de retraite mais est malheureuse chez elle, son fils qui vit avec elle depuis plus de 20 ans la malmenant pas mal (trop à mon goût et depuis longtemps). Depuis quelques semaines, quelques jours surtout (crash boursier aidant) la fratrie de 5 frères et sœurs se déchire en deux clans... Ma mère ce soir m'a dit combien elle se sentait brisée.
Ma mère a élevé 4 enfants qu'elle a eus sur le tard; afin de percevoir une retraite maximale, elle a travaillé jusqu'à 62 ans - et s'est faite avoir, c'était au moment d'une réforme de la caisse de retraite, pas de chance!
Mon frère aîné est fâché contre mon père depuis près de 20 ans - il a ses raisons, des choses qu'il n'a pas digérées depuis l'adolescence, je comprends mais au bout d'un moment, il faut passer à autre chose... Bref, on le voit peu, très peu, on a difficilement des nouvelles.
J'ai un jeune frère de 20 ans qui fait ses études, ça marche pour lui, le seul souci sont les dépenses somptuaires de son amie, qui a fait un caprice pour qu'ils emménagent ensemble, et bien sûr ce sont mes parents qui payent.
Je n'ose parler de mon cas, à moi seule je suis une cause de soucis sans fond... Je n'oublierai jamais ce matin de mars, lorsque mes parents sont venus nous chercher à la brigade des mineurs, les enfants et moi... la chair de leur chair...
Heureusement, ma jeune sœur, hormis ses problèmes de santé, s'en tire bien!
Ah oui, les problèmes de santé, mes parents ont largement leur lot aussi... Les génétiques, les "pas de chance" (tumeur au cerveau), et ceux liés à l'âge.
Alors, à cette génération qui a payé les erreurs de ses parents et paye aujourd'hui la mauvaise gestion de l'état, je tire juste mon chapeau!
Je lis pas mal de blogs écrits par des personnes plus ou moins de leur génération (non non, pas de noms, je ne dénonce pas moi!), celles qui ont vécu la misère des années d'après-guerre puis la montée de la société de consommation où tout paraissait facile (je me souviens la tête de ma mère quand je me suis mise aux couches lavables en 2002... Elle pour qui les jetables avaient été une réelle libération!)
J'ai toujours trouvé que mes parents étaient particuliers, je continue de le penser mais en même temps, à vous lire, je réalise à quel point ils sont normaux, aussi.
Ils sont de cette génération qui s'inquiète pour ses enfants tout en s'occupant de ses vieux parents.
De vieux parents il ne reste que ma grand-mère maternelle de 96 ans - mes grands parents paternels auraient aujourd'hui 109! Ma grand-mère baisse de plus en plus, ne veut pas aller en maison de retraite mais est malheureuse chez elle, son fils qui vit avec elle depuis plus de 20 ans la malmenant pas mal (trop à mon goût et depuis longtemps). Depuis quelques semaines, quelques jours surtout (crash boursier aidant) la fratrie de 5 frères et sœurs se déchire en deux clans... Ma mère ce soir m'a dit combien elle se sentait brisée.
Ma mère a élevé 4 enfants qu'elle a eus sur le tard; afin de percevoir une retraite maximale, elle a travaillé jusqu'à 62 ans - et s'est faite avoir, c'était au moment d'une réforme de la caisse de retraite, pas de chance!
Mon frère aîné est fâché contre mon père depuis près de 20 ans - il a ses raisons, des choses qu'il n'a pas digérées depuis l'adolescence, je comprends mais au bout d'un moment, il faut passer à autre chose... Bref, on le voit peu, très peu, on a difficilement des nouvelles.
J'ai un jeune frère de 20 ans qui fait ses études, ça marche pour lui, le seul souci sont les dépenses somptuaires de son amie, qui a fait un caprice pour qu'ils emménagent ensemble, et bien sûr ce sont mes parents qui payent.
Je n'ose parler de mon cas, à moi seule je suis une cause de soucis sans fond... Je n'oublierai jamais ce matin de mars, lorsque mes parents sont venus nous chercher à la brigade des mineurs, les enfants et moi... la chair de leur chair...
Heureusement, ma jeune sœur, hormis ses problèmes de santé, s'en tire bien!
Ah oui, les problèmes de santé, mes parents ont largement leur lot aussi... Les génétiques, les "pas de chance" (tumeur au cerveau), et ceux liés à l'âge.
Alors, à cette génération qui a payé les erreurs de ses parents et paye aujourd'hui la mauvaise gestion de l'état, je tire juste mon chapeau!
Thursday, October 16, 2008
"Tous les chemins qui me sont passés à côté"
L'an dernier, en emmenant les enfants à une de leurs activités, je croisais régulièrement un jeune homme qui était amoureux de moi lorsque nous avions 20 ans.
Je me suis demandée où j'en serais aujourd'hui si j'étais sortie avec lui, petit gringalet timide, plutôt qu'avec les grandes g***** tout en muscles à qui mon minois avait l'heur de plaire -ne cherchez pas, j'étais complètement idiote.
Il n'a pas été le seul, vraiment amoureux, et dont je me fichais éperdument - vraiment idiote, oui...
Alors oui, où serais-je aujourd'hui, si c'était à un de ceux-là, gentil, doux - et trop timides pour moi à l'époque - que j'avais dit oui?
Je suppose qu'on se pose tous ces questions, qu'on a tous conscience que notre présent est la somme de bien des hasards, un cheminement où on a croisé bien des carrefours.
Hier soir, la petite amie de mon jeune frère s'indignait de ce qu'une de ses camarades de fac avait osé dire, pour répondre à une question de la prof d'anglais, que le plus beau moment de sa vie avait été la naissance de son enfant: comment peut-on faire un enfant à 19 ans? comment peut-on s'en glorifier, s'en vanter?
J'ai eu ma fille à 22 ans, ce n'était pas le chemin le plus facile, j'étais étudiante et vivait encore chez mes parents...
Ca m'a un peu blessée, qu'elle puisse ainsi juger, alors que ça ne la concerne absolument pas. Blessé aussi parce qu'avec le recul, j'imagine ce qu'on a pu dire et penser de moi à l'époque.
Blessé surtout parce que ma fille était présente. Ma fille, qui revenait de l'anniversaire d'une copine, où elle avait été maquillée comme une princesse, où elle avait chanté en karaoké, ma fille heureuse, riant sans cesse, ne comprenant pas la conversation - que j'ai rapidement détournée.
Comment regretter une seule seconde mon inconscience de l'époque (j'aurais pu attraper pire qu'un bébé...)?
Je me suis trompée de père pour mes enfants, mais je ne regrette pas ces années-là, ces années qui leur ont permis de venir au monde, je ne regrette pas de les avoir eus avec ce père-là, parce que sinon ça n'aurait pas été eux et c'est inenvisageable.
A tous mes loupés, mes ratés, mes vrais soleils
Tous les chemins qui me sont passés à côté
A tous mes bateaux manqués, mes mauvais sommeils
A tous ceux que je n'ai pas été
Aux malentendus, aux mensonges, à nos silences
A tous ces moments que j'avais cru partager
Aux phrases qu'on dit trop vite et sans qu'on les pense
A celles que je n'ai pas osées
A nos actes manqués
Aux années perdues à tenter de ressembler
A tous les murs que je n'aurai pas su briser
A tout c'que j'ai pas vu, tout près, juste à côté
Tout c'que j'aurai mieux fait d'ignorer
Au monde, à ses douleurs qui ne me touchent plus
Aux notes, aux solos que je n'ai pas inventés
Tous ces mots que d'autres ont fait rimer qui me tuent
Comme autant d'enfants jamais portés
A nos actes manqués
Aux amours échouées de s'être trop aimé
Visages et dentelles croisés juste frôlés
Aux trahisons que je n'ai pas vraiment regrettées
Aux vivants qu'il aurait fallu tuer
A tout ce qui nous arrive enfin, mais trop tard
A tous les masques qu'il aura fallu porter
A nos faiblesses, à nos oublis, nos désespoirs
Aux peurs impossibles à échanger
A nos actes manqués
Je me suis demandée où j'en serais aujourd'hui si j'étais sortie avec lui, petit gringalet timide, plutôt qu'avec les grandes g***** tout en muscles à qui mon minois avait l'heur de plaire -ne cherchez pas, j'étais complètement idiote.
Il n'a pas été le seul, vraiment amoureux, et dont je me fichais éperdument - vraiment idiote, oui...
Alors oui, où serais-je aujourd'hui, si c'était à un de ceux-là, gentil, doux - et trop timides pour moi à l'époque - que j'avais dit oui?
Je suppose qu'on se pose tous ces questions, qu'on a tous conscience que notre présent est la somme de bien des hasards, un cheminement où on a croisé bien des carrefours.
Hier soir, la petite amie de mon jeune frère s'indignait de ce qu'une de ses camarades de fac avait osé dire, pour répondre à une question de la prof d'anglais, que le plus beau moment de sa vie avait été la naissance de son enfant: comment peut-on faire un enfant à 19 ans? comment peut-on s'en glorifier, s'en vanter?
J'ai eu ma fille à 22 ans, ce n'était pas le chemin le plus facile, j'étais étudiante et vivait encore chez mes parents...
Ca m'a un peu blessée, qu'elle puisse ainsi juger, alors que ça ne la concerne absolument pas. Blessé aussi parce qu'avec le recul, j'imagine ce qu'on a pu dire et penser de moi à l'époque.
Blessé surtout parce que ma fille était présente. Ma fille, qui revenait de l'anniversaire d'une copine, où elle avait été maquillée comme une princesse, où elle avait chanté en karaoké, ma fille heureuse, riant sans cesse, ne comprenant pas la conversation - que j'ai rapidement détournée.
Comment regretter une seule seconde mon inconscience de l'époque (j'aurais pu attraper pire qu'un bébé...)?
Je me suis trompée de père pour mes enfants, mais je ne regrette pas ces années-là, ces années qui leur ont permis de venir au monde, je ne regrette pas de les avoir eus avec ce père-là, parce que sinon ça n'aurait pas été eux et c'est inenvisageable.
A tous mes loupés, mes ratés, mes vrais soleils
Tous les chemins qui me sont passés à côté
A tous mes bateaux manqués, mes mauvais sommeils
A tous ceux que je n'ai pas été
Aux malentendus, aux mensonges, à nos silences
A tous ces moments que j'avais cru partager
Aux phrases qu'on dit trop vite et sans qu'on les pense
A celles que je n'ai pas osées
A nos actes manqués
Aux années perdues à tenter de ressembler
A tous les murs que je n'aurai pas su briser
A tout c'que j'ai pas vu, tout près, juste à côté
Tout c'que j'aurai mieux fait d'ignorer
Au monde, à ses douleurs qui ne me touchent plus
Aux notes, aux solos que je n'ai pas inventés
Tous ces mots que d'autres ont fait rimer qui me tuent
Comme autant d'enfants jamais portés
A nos actes manqués
Aux amours échouées de s'être trop aimé
Visages et dentelles croisés juste frôlés
Aux trahisons que je n'ai pas vraiment regrettées
Aux vivants qu'il aurait fallu tuer
A tout ce qui nous arrive enfin, mais trop tard
A tous les masques qu'il aura fallu porter
A nos faiblesses, à nos oublis, nos désespoirs
Aux peurs impossibles à échanger
A nos actes manqués
Wednesday, October 15, 2008
Viking, le seul et l'unique!
Depuis la rentrée, Viking fait du foot - 2h le mercredi à pouvoir taper dans un ballon en toute impunité, à courir, sauter, crier, le bonheur! (on en rajoute une louche le samedi pour les matchs)
Seul hic, le nombre de petits garçons portant le même prénom que lui! Tout le monde m'a copiée en 2002 (et dans les années qui ont suivies)... Je dis bien "copier", quand je songe au nombre de personnes qui 3 ans avant, alors que j'attendais Nana et que je songeais déjà à ce prénom pour un garçon, le trouvaient moche et importable!
Pas de problème à l'école, dans un quartier chic/snob/bourgeois où ce genre de prénom n'a pas cours. Mais au foot, sport qui draine des enfants de tous les milieux, 5 ou 6 enfants sur 30 en sont affublés!
C'est fort drôle, de voir tous ces enfants s'arrêter net et chercher qui les appelle en entendant leur prénom, mais guère pratique... D'où ma proposition aux entraîneurs d'appeler le mien "viking", parce que y'en a qu'un, c'est sûr.
Pseudonyme adopté par tout le monde, à ma grande satisfaction: c'est ainsi que je l'ai surnommé pendant des années, avant qu'il me demande d'y renoncer pour "nounours"... Faut bien dire que "nounours", sur un terrain de foot, ça fait plus... Enfin moins... 'fin vous voyez quoi!
Seul hic, le nombre de petits garçons portant le même prénom que lui! Tout le monde m'a copiée en 2002 (et dans les années qui ont suivies)... Je dis bien "copier", quand je songe au nombre de personnes qui 3 ans avant, alors que j'attendais Nana et que je songeais déjà à ce prénom pour un garçon, le trouvaient moche et importable!
Pas de problème à l'école, dans un quartier chic/snob/bourgeois où ce genre de prénom n'a pas cours. Mais au foot, sport qui draine des enfants de tous les milieux, 5 ou 6 enfants sur 30 en sont affublés!
C'est fort drôle, de voir tous ces enfants s'arrêter net et chercher qui les appelle en entendant leur prénom, mais guère pratique... D'où ma proposition aux entraîneurs d'appeler le mien "viking", parce que y'en a qu'un, c'est sûr.
Pseudonyme adopté par tout le monde, à ma grande satisfaction: c'est ainsi que je l'ai surnommé pendant des années, avant qu'il me demande d'y renoncer pour "nounours"... Faut bien dire que "nounours", sur un terrain de foot, ça fait plus... Enfin moins... 'fin vous voyez quoi!
Monday, October 13, 2008
Entre la nuit et l'arc-en-ciel
Je réalise que beaucoup de personnes sont arrivées sur mon blog ces derniers mois, ne connaissant pas notre histoire et ne comprenant donc pas l'atmosphère étrange qui s'en dégage, entre blues et hystérie (hem, voir note ci-dessous)
Alors voilà, en quelques mots
Une semaine avant Noël 2006, j'ai appris que le frère de mon ex-mari avait assassiné sa femme un mois plus tôt. C'est peu dire que nous n'en sommes toujours pas remis...Nous n'avons jamais pu aller sur sa tombe, elle reste autour de nous comme un fantôme.
Les semaines qui ont suivi ont été particulières.... Elles se sont achevées, un matin de mars 2007, à la brigade des mineurs, où mes enfants ont raconté aux policiers ce que leur père leur avait fait subir.
Désormais, c'est l'attente. Et la justice en France, sachez-le, n'est pas du côté des enfants.
C'est l'attente, et ce n'est pas fini, et à côté de ça, il faut vivre, quand même, c'est comme ça.
Alors... Depuis ce terrible hiver où notre vie s'est brisée, j'essaie de garder le cap somewhere over the rainbow, mais la plupart du temps, j'ai aussi froid que si j'étais dans le paradis blanc.
Alors voilà, en quelques mots
Une semaine avant Noël 2006, j'ai appris que le frère de mon ex-mari avait assassiné sa femme un mois plus tôt. C'est peu dire que nous n'en sommes toujours pas remis...Nous n'avons jamais pu aller sur sa tombe, elle reste autour de nous comme un fantôme.
Les semaines qui ont suivi ont été particulières.... Elles se sont achevées, un matin de mars 2007, à la brigade des mineurs, où mes enfants ont raconté aux policiers ce que leur père leur avait fait subir.
Désormais, c'est l'attente. Et la justice en France, sachez-le, n'est pas du côté des enfants.
C'est l'attente, et ce n'est pas fini, et à côté de ça, il faut vivre, quand même, c'est comme ça.
Alors... Depuis ce terrible hiver où notre vie s'est brisée, j'essaie de garder le cap somewhere over the rainbow, mais la plupart du temps, j'ai aussi froid que si j'étais dans le paradis blanc.
Snif - suivi d'un mot d'enfant
Je l'aimais bien, ce fils de son père, je l'ai vu dans beaucoup de films, il savait être drôle, il savait être touchant, je le trouvais un peu idiot parfois, j'ose croire que c'était un jeu, il surjouait tout d'ailleurs, je me sens un peu groupie là, tant pis, je le dis quand même, je suis triste qu'il soit mort, il va me manquer. Et tant que j'y suis, j'aime bien sa sœur, même que je l'ai croisée y'a pas longtemps dans les rues de Paris, elle ne m'a pas déçue.
(Mais si voyons, les enfants de Gégé.... regardez aux acteurs morts à 37 ans le 13 octobre 2008, y'en a pas des masses. On remarque en passant que les anniversaires de ma famille sont très dommageables au cinéma français... Yves Montand, la veille d'un anniversaire de ma mère, Philippe Noiret la veille d'un de mon père, Michel Serrault le jour de mes 31 ans -je ne le lui pardonnerai jamais!- et aujourd'hui Guillaume Depardieu à 2 jours de l'anniversaire de mon p'tit frère! Surveillez les 15, 19 et 30 janvier prochain, je dis ça je dis rien!)
Et comme je suis sûre que le frère comme la soeur adoreraient ce mot d'enfant que je voulais vous mettre aujourd'hui de toute façon, hop, dédicace:
C'est bête, c'est pas mon élève, dommage, il me fait mourir de rire.
Vendredi déjà, pendant la récré, il est venu se plaindre, très sérieusement et en même temps avec un air adorablement canaille, que "machine et machine m'ont fait déguster du sable", "et c'est bon?" je lui demande, "non, pas trop", il ne lui manquait que le béret des Titis parisiens.
Et aujourd'hui donc, je l'emmène à la piscine avec une partie de sa classe et toute la mienne (cherchez pas, cuisine interne), j'explique qu'il faut qu'on rentre tous dans le sas puis qu'on ferme la porte d'entrée avant d'ouvrir la porte d'accès au hall afin d'éviter les courants d'air. Pour ça, il faut qu'on se tasse un peu, donc pas grave s'il n'y a plus de rang (en passant, je déteste cette manie des rangs, enfin, ben obligée en tant que remplaçante), et lui, là, le Titi "pour rentrer, il faut qu'on se dérange", ouais voilà, il a tout compris, je vous jure, il me fait mourir de rire.
Ca vous suffit pas? bon, je tente une dernière: 1/2h plus tard, il boit la tasse dans le bassin, en mettant la tête sous l'eau pour passer sous une ligne, et il nous explique que c'est parce que l"eau le dépasse."
Non, sérieux, il n'est pas formidable, ce gosse, toujours le mot qu'il faut pour analyser la situation?
Désolée, post sans queue ni tête, y'a des jours comme ça...
(n'empêche, extra ce gosse non?)
(Mais si voyons, les enfants de Gégé.... regardez aux acteurs morts à 37 ans le 13 octobre 2008, y'en a pas des masses. On remarque en passant que les anniversaires de ma famille sont très dommageables au cinéma français... Yves Montand, la veille d'un anniversaire de ma mère, Philippe Noiret la veille d'un de mon père, Michel Serrault le jour de mes 31 ans -je ne le lui pardonnerai jamais!- et aujourd'hui Guillaume Depardieu à 2 jours de l'anniversaire de mon p'tit frère! Surveillez les 15, 19 et 30 janvier prochain, je dis ça je dis rien!)
Et comme je suis sûre que le frère comme la soeur adoreraient ce mot d'enfant que je voulais vous mettre aujourd'hui de toute façon, hop, dédicace:
C'est bête, c'est pas mon élève, dommage, il me fait mourir de rire.
Vendredi déjà, pendant la récré, il est venu se plaindre, très sérieusement et en même temps avec un air adorablement canaille, que "machine et machine m'ont fait déguster du sable", "et c'est bon?" je lui demande, "non, pas trop", il ne lui manquait que le béret des Titis parisiens.
Et aujourd'hui donc, je l'emmène à la piscine avec une partie de sa classe et toute la mienne (cherchez pas, cuisine interne), j'explique qu'il faut qu'on rentre tous dans le sas puis qu'on ferme la porte d'entrée avant d'ouvrir la porte d'accès au hall afin d'éviter les courants d'air. Pour ça, il faut qu'on se tasse un peu, donc pas grave s'il n'y a plus de rang (en passant, je déteste cette manie des rangs, enfin, ben obligée en tant que remplaçante), et lui, là, le Titi "pour rentrer, il faut qu'on se dérange", ouais voilà, il a tout compris, je vous jure, il me fait mourir de rire.
Ca vous suffit pas? bon, je tente une dernière: 1/2h plus tard, il boit la tasse dans le bassin, en mettant la tête sous l'eau pour passer sous une ligne, et il nous explique que c'est parce que l"eau le dépasse."
Non, sérieux, il n'est pas formidable, ce gosse, toujours le mot qu'il faut pour analyser la situation?
Désolée, post sans queue ni tête, y'a des jours comme ça...
(n'empêche, extra ce gosse non?)
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