Mais pas agréables cette fois!
J'ai écrit le post d'en dessous vendredi soir, en me disant que je le publierai samedi, peinarde...
Le mal de ventre des enfants m'a sauté dessus dans la nuit! Et il n'était pas seul bien sûr.
J'ai réussi à envoyer un SMS à Névrosia pour lui dire que je ne serais pas de la sauterie bloguesque du samedi midi...
J'ai loupé Névrosia, Bellzouzou, Sosso et Tili, je suis toute triste :-(
Ma mère est venue me sauver dans la journée, nourrir les enfants ce genre de choses, et une question redoutable se posait alors: quid du lendemain, où nous devions fêter les 20 ans de mon jeune frère? Je vais quand même pas aller filer mes sales trucs à ma soeur, enceinte de 8 mois et 2 semaines, mais repousser à la semaine d'après, c'est risqué aussi (ma soeur risque de ne pas être là et l'anniversaire de mon frère passerait donc à l'as)
Bon, finalement, mon frère a tranché, il s'est aussi retrouvé au fond du lit (et de la cuvette des toilettes par intermittences), donc là, bien obligé d'annuler!
Le virus ayant fait le tour de la famille -en épargnant la femme enceinte, ouf! - nous espérons pouvoir fêter dignement les 20 ans de mon frère, le vrai jour de son anniversaire, soit mercredi.
Ma soeur est brieffée depuis le début: interdit d'accoucher le 15 octobre, jour réservé! Son bébé sera-t-il obéissant? Héhé, affaire à suivre...
Sunday, October 12, 2008
Friday, October 10, 2008
Instant volés
Nous les connaissons tous, ces petits instants hors du chemin habituel, volés au quotidien...
Il y a 15 jours, j'ai été appelée, tôt dans la matinée, par la maîtresse de Viking, qui était malade. Personne d'autre que moi ne pouvait le garder ce jour-là... J'ai culpabilisé de laisser ma classe, mais j'étais contente de cette journée avec Viking - qui allait plutôt bien, après! contente de faire tourner des machines en retard -maudits poux!, de ranger correctement la cuisine, bref, de rattraper mon retard qui me désolait, puis de découvrir un nouveau DVD avec mon fils...
Vendredi dernier, nous avons tous les trois quitté à midi, pour aller à Paris voir la psy (ça fait plein de rimes en -i). Seul avantage du drame auquel nous tentons de résister, ces petites après-midis où nous faisons l'école buissonnière (l'inspectrice a beaucoup d'indulgence pour ma situation...). Nous étions en avance et sommes d'abord allés Rue de Rome, la rue des luthiers, dans l'espoir que l'un d'eux transformerait - provisoirement - l'un de nos violons en alto pour Nana. En attendant que le magicien opère, nous nous sommes réfugiés dans un célèbre temple de livres (et multimédia), rayon bandes-dessinées. Des bulles plein la tête, le violon-alto sous le bras, nous avons couru chez la psy - où m'attendaient de mauvaises nouvelles... L'image que je garde est celle de mes enfants faisant la course dans les escaliers et escalators de la gare Saint Lazare...
Et puis vendredi, ils étaient tous les deux malades (depuis la rentrée, ils ont mal au ventre, avec symptômes divers et variés selon les jours...sentiraient-ils mon stress intense et mon fort sentiment d'impuissance?)
Ma mère les a gardés... Elle a appris à tricoter à Nana, qui s'est lancée dans une écharpe pour le bébé qui va arriver dans quelques jours, et a réexpliqué l'art du canevas à Viking, qui a pu avancer après avoir stagné pendant des mois.
Y'a pas à dire, ça requinque (on devrait y avoir droit plus souvent!)
Il y a 15 jours, j'ai été appelée, tôt dans la matinée, par la maîtresse de Viking, qui était malade. Personne d'autre que moi ne pouvait le garder ce jour-là... J'ai culpabilisé de laisser ma classe, mais j'étais contente de cette journée avec Viking - qui allait plutôt bien, après! contente de faire tourner des machines en retard -maudits poux!, de ranger correctement la cuisine, bref, de rattraper mon retard qui me désolait, puis de découvrir un nouveau DVD avec mon fils...
Vendredi dernier, nous avons tous les trois quitté à midi, pour aller à Paris voir la psy (ça fait plein de rimes en -i). Seul avantage du drame auquel nous tentons de résister, ces petites après-midis où nous faisons l'école buissonnière (l'inspectrice a beaucoup d'indulgence pour ma situation...). Nous étions en avance et sommes d'abord allés Rue de Rome, la rue des luthiers, dans l'espoir que l'un d'eux transformerait - provisoirement - l'un de nos violons en alto pour Nana. En attendant que le magicien opère, nous nous sommes réfugiés dans un célèbre temple de livres (et multimédia), rayon bandes-dessinées. Des bulles plein la tête, le violon-alto sous le bras, nous avons couru chez la psy - où m'attendaient de mauvaises nouvelles... L'image que je garde est celle de mes enfants faisant la course dans les escaliers et escalators de la gare Saint Lazare...
Et puis vendredi, ils étaient tous les deux malades (depuis la rentrée, ils ont mal au ventre, avec symptômes divers et variés selon les jours...sentiraient-ils mon stress intense et mon fort sentiment d'impuissance?)
Ma mère les a gardés... Elle a appris à tricoter à Nana, qui s'est lancée dans une écharpe pour le bébé qui va arriver dans quelques jours, et a réexpliqué l'art du canevas à Viking, qui a pu avancer après avoir stagné pendant des mois.
Y'a pas à dire, ça requinque (on devrait y avoir droit plus souvent!)
1/2h de torture
Il fait beau. Les autres sont dans la cour.
"Et Machin, il est arrivé finalement?
- Je ne sais pas, il n'est pas dans notre groupe de toute façon. Allez, courage, fait encore quelques 'u' "
"Quand on aura fini, on pourra aller dans la cour?
- Non, désolée, il faut qu'on travaille pendant 1/2h"
Vous l'aurez compris, il s'agit de paroles échangées avec les deux pauvres élèves que je dois faire travailler une 1/2h par jour, entre 12H45 et 13h15, parce que ça va changer leur vie d'après notre ministre.
Un peu difficile à expliquer en quelques mots, mais contrairement à ce qui a été dit par vous-savez-qui, cette 1/2h par jour (ou 2h en une fois par semaine) ne changera pas la donne en ce qui concerne les enfants en très grande difficulté. Alors, on a opté pour des difficultés moindres, des choses à améliorer... On me donne la charge d'élèves qui n'écrivent pas parfaitement. Il faut dire qu'avec notre manie française des interlignes à ne pas dépasser...
Alors voilà, hier et aujourd'hui, j'ai torturé deux élèves qui devaient faire des lignes de u, de i, de t, dans le bon sens et sans dépasser, alors qu'il faisait beau dehors et qu'on entendait les autres jouer.
Lorsque l'un d'eux s'est retourné vers la fenêtre, à un moment, ça m'a vraiment fait de la peine.
1/2h par jour deux fois dans la semaine, du temps perdu pour les élèves concernés... le système des 2 h que les enseignants doivent est vraiment à revoir...
"Et Machin, il est arrivé finalement?
- Je ne sais pas, il n'est pas dans notre groupe de toute façon. Allez, courage, fait encore quelques 'u' "
"Quand on aura fini, on pourra aller dans la cour?
- Non, désolée, il faut qu'on travaille pendant 1/2h"
Vous l'aurez compris, il s'agit de paroles échangées avec les deux pauvres élèves que je dois faire travailler une 1/2h par jour, entre 12H45 et 13h15, parce que ça va changer leur vie d'après notre ministre.
Un peu difficile à expliquer en quelques mots, mais contrairement à ce qui a été dit par vous-savez-qui, cette 1/2h par jour (ou 2h en une fois par semaine) ne changera pas la donne en ce qui concerne les enfants en très grande difficulté. Alors, on a opté pour des difficultés moindres, des choses à améliorer... On me donne la charge d'élèves qui n'écrivent pas parfaitement. Il faut dire qu'avec notre manie française des interlignes à ne pas dépasser...
Alors voilà, hier et aujourd'hui, j'ai torturé deux élèves qui devaient faire des lignes de u, de i, de t, dans le bon sens et sans dépasser, alors qu'il faisait beau dehors et qu'on entendait les autres jouer.
Lorsque l'un d'eux s'est retourné vers la fenêtre, à un moment, ça m'a vraiment fait de la peine.
1/2h par jour deux fois dans la semaine, du temps perdu pour les élèves concernés... le système des 2 h que les enseignants doivent est vraiment à revoir...
Les échanges encore...
de goûter cette fois! A 10h lors de la récré, mais surtout le soir, à l'étude...
Je trouve ça vraiment chouette....ce troc permanent qui rend tout le monde content, permettant de tester ce qu'on ne connaît pas - et de s'échanger un peu d'amour, aussi...
Note toute petite, mais que dire de plus, si ce n'est que parfois, j'aimerais bien être encore une enfant...
Je trouve ça vraiment chouette....ce troc permanent qui rend tout le monde content, permettant de tester ce qu'on ne connaît pas - et de s'échanger un peu d'amour, aussi...
Note toute petite, mais que dire de plus, si ce n'est que parfois, j'aimerais bien être encore une enfant...
Wednesday, October 08, 2008
Les images dans les plaquettes de chocolat
Puisque ma bricoleuse préférée en a parlé... Je me souviens des images dans les plaquettes de chocolat.
On les collectionnait avec mon frère, je crois qu'on les collait dans un album mais je n'en suis pas vraiment sûre.
Mais avant, il fallait les attraper sans défaire le papier.
C'était tout un art, décoller délicatement les coins, écarter le rabat, assez (mais pas trop), juste assez pour glisser l'index et attraper l'image entre le papier d'emballage et l'aluminium, ne pas trop écarter le rabat surtout parce que sinon les pliures sautaient et on ne pouvait plus refermer correctement, il fallait juste entrouvrir et ensuite on pouvait rabattre le rabat sans problème.
Un art, je vous dis.
Oui, je sais... Là y'a ceux qui me comprennent et opinent du chef avec complicité en me lisant, et les autres, qui ne comprennent même pas de quoi je parle, et n'ont donc pas connu, les pauvres, cet exploit extraordinaire, de parvenir à attraper l'image sans faire sauter les pliures du papier.
Ils ne savent pas ce qu'ils ont perdu... Si le chocolatier refait le coup de l'image dans le papier d'emballage, promis, je fais une vidéo pour vous montrer comment il faut faire (tout un art, je vous dis)
On les collectionnait avec mon frère, je crois qu'on les collait dans un album mais je n'en suis pas vraiment sûre.
Mais avant, il fallait les attraper sans défaire le papier.
C'était tout un art, décoller délicatement les coins, écarter le rabat, assez (mais pas trop), juste assez pour glisser l'index et attraper l'image entre le papier d'emballage et l'aluminium, ne pas trop écarter le rabat surtout parce que sinon les pliures sautaient et on ne pouvait plus refermer correctement, il fallait juste entrouvrir et ensuite on pouvait rabattre le rabat sans problème.
Un art, je vous dis.
Oui, je sais... Là y'a ceux qui me comprennent et opinent du chef avec complicité en me lisant, et les autres, qui ne comprennent même pas de quoi je parle, et n'ont donc pas connu, les pauvres, cet exploit extraordinaire, de parvenir à attraper l'image sans faire sauter les pliures du papier.
Ils ne savent pas ce qu'ils ont perdu... Si le chocolatier refait le coup de l'image dans le papier d'emballage, promis, je fais une vidéo pour vous montrer comment il faut faire (tout un art, je vous dis)
J'aime.... mes enfants qui s'endorment à côté de moi dans le silence du soir
J'aime.... l'odeur de la brioche qui cuit dans ma machine à pain ressuscitée
J'aime... étendre le linge tout juste sorti de la machine à laver
J'aime que mes chats se relaient sur mes genoux le soir
J'aime voir s'allonger l'écharpe que je tricote pour Nana
J'aime les rires et les fous-rire que nous piquons tous les trois
J'aime me regarder dans la glace pour voir si les vêtements du jour tombent bien
J'aime voir Nana se pomponner
J'aime que Viking affiche ses préférences
J'aime papoter avec tout le monde
J'aime mon métier, j'aime le réaliser jour après jour
J'aime marcher le matin pour aller travailler
J'aime faire des projets, réalistes ou non
J'aime souffler dans le tuba
J'aime lire
J'aime regarder des séries débiles les soirs où ça ne va pas
J'aime dire que "ça va, comme toujours", même si ce n'est pas toujours vrai
J'aime les petits et grands moments partagés
J'aime ne plus hésiter à me débarrasser de relations toxiques
J'aime me sentir utile
J'aime l'odeur de la lavande
J'aime écouter de la musique, j'aime quand on fait les fous sur certains morceaux
J'espère un jour avoir un amoureux, un vrai, un gentil
J'aimerais que mes enfants grandissent, j'ai envie de les voir adolescents, adultes, j'aimerais les voir inventer leur vie, j'aimerais que l'oiseau noir qui le guette ne fonde pas sur eux
Je sais que je ne suis pas capable de partager ma vie avec un homme parce que d'une manière ou d'une autre ils m'empêchent d'être moi et c'est insupportable et ça m'envahit
Je sais qu'on envie chez moi ma capacité à peindre les jours en rose malgré tout, à me lever chaque matin quoi qu'il m'en coûte parfois, à afficher un sourire à toute épreuve, à trouver que pourtant, la vie vaut d'être vécue, qu'elle est belle, pleine de surprises - capacité qui n'a cessé de se renforcer au fil des années et qui s'accentue à mesure que les jours filent parce que sous l'épée de Damoclès, la vie paraît si précieuse, si fragile, si urgente...
Je sais que ce n'est pas donné à tout le monde, d'être à ce point positive, optimiste et heureuse et d'avoir envie de l'être encore, je sais que c'est un précieux cadeau de la vie, un don peut-être
J'aime ma vie comme elle est, si imparfaite, j'aime cette vie-là avec mes enfants, et pas une autre
J'aimerais.... Que le volcan sur lequel nous sommes assis n'explose pas en emportant tout ça...
J'aime.... l'odeur de la brioche qui cuit dans ma machine à pain ressuscitée
J'aime... étendre le linge tout juste sorti de la machine à laver
J'aime que mes chats se relaient sur mes genoux le soir
J'aime voir s'allonger l'écharpe que je tricote pour Nana
J'aime les rires et les fous-rire que nous piquons tous les trois
J'aime me regarder dans la glace pour voir si les vêtements du jour tombent bien
J'aime voir Nana se pomponner
J'aime que Viking affiche ses préférences
J'aime papoter avec tout le monde
J'aime mon métier, j'aime le réaliser jour après jour
J'aime marcher le matin pour aller travailler
J'aime faire des projets, réalistes ou non
J'aime souffler dans le tuba
J'aime lire
J'aime regarder des séries débiles les soirs où ça ne va pas
J'aime dire que "ça va, comme toujours", même si ce n'est pas toujours vrai
J'aime les petits et grands moments partagés
J'aime ne plus hésiter à me débarrasser de relations toxiques
J'aime me sentir utile
J'aime l'odeur de la lavande
J'aime écouter de la musique, j'aime quand on fait les fous sur certains morceaux
J'espère un jour avoir un amoureux, un vrai, un gentil
J'aimerais que mes enfants grandissent, j'ai envie de les voir adolescents, adultes, j'aimerais les voir inventer leur vie, j'aimerais que l'oiseau noir qui le guette ne fonde pas sur eux
Je sais que je ne suis pas capable de partager ma vie avec un homme parce que d'une manière ou d'une autre ils m'empêchent d'être moi et c'est insupportable et ça m'envahit
Je sais qu'on envie chez moi ma capacité à peindre les jours en rose malgré tout, à me lever chaque matin quoi qu'il m'en coûte parfois, à afficher un sourire à toute épreuve, à trouver que pourtant, la vie vaut d'être vécue, qu'elle est belle, pleine de surprises - capacité qui n'a cessé de se renforcer au fil des années et qui s'accentue à mesure que les jours filent parce que sous l'épée de Damoclès, la vie paraît si précieuse, si fragile, si urgente...
Je sais que ce n'est pas donné à tout le monde, d'être à ce point positive, optimiste et heureuse et d'avoir envie de l'être encore, je sais que c'est un précieux cadeau de la vie, un don peut-être
J'aime ma vie comme elle est, si imparfaite, j'aime cette vie-là avec mes enfants, et pas une autre
J'aimerais.... Que le volcan sur lequel nous sommes assis n'explose pas en emportant tout ça...
Monday, October 06, 2008
Les échanges dans la cour de récré (avec une question existentielle à la fin)
Le seul intérêt des Pet shop (si vous ne connaissez pas, demandez à un moteur de recherche) est de les échanger dans la cour de récré.
En principe, c'est un Pet Shop contre un autre Pet Shop. Enfin, ça vaut pour ceux qui ont une pastille bleue sous la patte avant droite (ou gauche, je ne sais plus). Parce qu'attention! ceux qui ont une pastille rouge sous la patte avant droite (ou gauche) valent deux Pet Shop (mais peut-être que ce sont ceux qui ont une pastille bleue qui en valent deux, je ne sais plus). Ils sont plus rares, c'est pour ça (mais parfois l'info court que "y'en a en ce moment au magasin Truc" et là faut absolument y courir.)
Ma fille s'est "faite avoir", une fois, comme elle me l'a expliqué. Une fois (parce qu'elle n'était pas au courant du taux de change), pas deux.
Elle m'a aussi expliqué qu'un jour, à force d'échanges successifs, elle s'est retrouvée avec... un Pet Shop qu'elle avait initialement!
Je me suis marrée.... Et je me suis souvenue de nos images Panini.
Qui n'a pas eu son album Panini avec ses images à collectionner? A acheter, à échanger? Et on se retrouvait toujours avec les mêmes, à croire qu'ils le faisaient exprès à Panini d'en mettre certaines avec parcimonie dans le commerce.
Je crois avoir eu l'album "il était une fois l'espace" - ou alors c'était mon frère mais en tout cas, c'est celui-là dont je me souviens. Il est resté incomplet.
D'où ma question existentielle: qui, parmi vous, lectorat chéri, et parmi vos connaissances, a jamais fini un album Panini? qui est parvenu à en réunir toutes les images? (mais pas en les achetant directement auprès de l'entreprise Panini, ça c'est de la triche!). Etait-il possible de parvenir au bout de l'entreprise? Juste pour voir...
En principe, c'est un Pet Shop contre un autre Pet Shop. Enfin, ça vaut pour ceux qui ont une pastille bleue sous la patte avant droite (ou gauche, je ne sais plus). Parce qu'attention! ceux qui ont une pastille rouge sous la patte avant droite (ou gauche) valent deux Pet Shop (mais peut-être que ce sont ceux qui ont une pastille bleue qui en valent deux, je ne sais plus). Ils sont plus rares, c'est pour ça (mais parfois l'info court que "y'en a en ce moment au magasin Truc" et là faut absolument y courir.)
Ma fille s'est "faite avoir", une fois, comme elle me l'a expliqué. Une fois (parce qu'elle n'était pas au courant du taux de change), pas deux.
Elle m'a aussi expliqué qu'un jour, à force d'échanges successifs, elle s'est retrouvée avec... un Pet Shop qu'elle avait initialement!
Je me suis marrée.... Et je me suis souvenue de nos images Panini.
Qui n'a pas eu son album Panini avec ses images à collectionner? A acheter, à échanger? Et on se retrouvait toujours avec les mêmes, à croire qu'ils le faisaient exprès à Panini d'en mettre certaines avec parcimonie dans le commerce.
Je crois avoir eu l'album "il était une fois l'espace" - ou alors c'était mon frère mais en tout cas, c'est celui-là dont je me souviens. Il est resté incomplet.
D'où ma question existentielle: qui, parmi vous, lectorat chéri, et parmi vos connaissances, a jamais fini un album Panini? qui est parvenu à en réunir toutes les images? (mais pas en les achetant directement auprès de l'entreprise Panini, ça c'est de la triche!). Etait-il possible de parvenir au bout de l'entreprise? Juste pour voir...
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N'importe quoi,
Nana la princesse
Thursday, October 02, 2008
La vérité sur Cendrillon
En avril 2006, j'ai pondu un billet où je faisais une brillante analyse de la version Disney- d'où les nombreuses requêtes gougle à ce sujet
Comme je n'arrive pas à faire le lien, je vous le copie-colle ici :-)
Ca commence par un plan fixe sur le château royal d’un royaume dans lequel, nous prévient la voix off, règnent la tradition et le romantisme.
Argh, ça commence donc mal.
Ensuite la voix off décrit la famille de Cendrillon: son papa veuf qui s’est remarié avec une veuve, et là la veuve elle a une tête de méchante tellement évidente qu’on se demande comment le père ne s’en n’est pas rendu compte plus tôt.
C’est un peu comme le méchant traître de Star Wars 3: je ne connais pas trop l’univers de Star Wars, je n’ai pas vu le film 2 (ou 5 selon la manière dont on compte) mais j’ai tout de suite compris que le méchant c’était un méchant et j’ai passé tout le film à me dire qu’Anakin était quand même un peu bête sur les bords. Bin là, c’est pareil. Ils ne sont pas très futés les personnages de fiction quand même.
Donc, ce n’est qu’à la mort du père, nous explique la voix off, que la marâtre révèle son vrai visage, et voilà Cendrillon reléguée au rôle de servante dans sa propre maison. Ca serait la maison de quelqu’ un d’autre, ça serait pas grave, mais là c’est la sienne, vous saisissez la nuance?
On assiste ensuite à la scène du réveil de Cendrillon. C’est là qu’on a droit à la fameuse chanson. Cendrillon se plaint de sa vie, qui ne la rend pas heureuse - je rappelle qu’elle bosse toute la journée pour pas un rond, y’a donc de quoi- mais elle espère toujours le grand amour, qui l‘en délivrera. Si je comprends bien, elle pense s’émanciper grâce au mariage.
Il faut qu’on t’explique des choses, cocotte. C’est plus comme ça que ça marche. On n’a plus besoin des hommes pour s’émanciper….. Trop tard pour toi je sais, c’est bête hein?
Cendrillon se prépare alors avec l’aide des oiseaux et souris femelles. Les mâles sont mis à la porte. Les souris époussètent et raccommodent la robe de Cendrillon pendant que les oiseaux lavent Cendrillon d’un coup d’éponge, véridique. Elle est sensée sentir bon après ça, hé bé.
Arrive enfin un chouette moment: Cendrillon délivre une souris prise au piège, et alors le film s’attache aux souris pendant pas mal de temps, ouf.
Franchement j’adore ce moment. Les souris ont recours à la ruse pour parvenir à obtenir les graines de leur petit déjeuner tout en évitant Lucifer, le vilain chat. Le pauvre, il se donne bien du mal pour pas grand chose….. La souris un peu niaise trouve refuge dans une des tasses que Cendrillon a préparé pour le p’tit dèj de ses feignasses de belles-sœurs, le chat a beau les soulever l’une après l’autre (les tasses), il ne met pas la patte dessus.
Voilà, c’est un passage que j’aime bien, je trouve que les souris et le chat sont bien plus expressifs que les être humains du film.
On se retrouve alors au château, où le roi déprime: son fils ne se décide point à prendre épouse et donc à lui offrir descendance, le bougre. Quoi de mieux qu’un bal pour lui faire rencontrer toutes les jeunes filles à marier du royaume (comprenez: de la haute quand même hein, faut pas faire de mésalliance)? Il trouvera bien chaussure à son pied (houahaha on remarque que c’est très drôle d’utiliser cette expression pour ce conte.) Donc hop, un petit bal de derrière les fagots est organisé illico presto.
Retour chez Cendrillon qui lave le sol en chantant « chante rossignol chante hooooooooo chante rossignol chante" d’une voix forcément meeeeeeeeeerveilleuse tandis qu’une de ses belle-sœur la chante forcément avec sa voix de crécelle dans la pièce à côté. Elle est toute jouasse de laver le sol à quatre pattes Cendrillon, si elle veut elle peut venir laver le sol à genoux en chantant chez moi.
Arrive un messager du roi avec le message que vous connaissez.
Figurez-vous que Cendrillon veut aussi aller au bal!!! Je rêve!!! Elle fait de la rébellion!!! Allez encore un peu et elle lui dirait m*** à sa marâtre.
D’accord qu’elle répond la vieille, mais seulement si tu as une robe décente à te mettre. Mais comment voulez-vous qu’elle s’occupe de sa robe Cendrillon, si les 3 autres passent leur temps à lui donner plein de trucs à faire??? A croire qu’elles le font exprès tiens.
Heureusement, les souris reviennent sur le devant de la scène: et pourquoi qu’on ferait pas la robe nous même, qu’elles se disent. « Les femmes à la ruche, et vous aux fanfreluches » sort une femelle à un mâle. Mouais. Il date de quand ce dessin animé déjà?
Voilà nos 2 souris préférées à nouveau en bisbille avec Lucifer. Elles parviennent à chiper un collier de perles, qui malheureusement casse avant d’arriver à destination. L’une des souris ramasse les perles l’une après l’autre et les met dans son bonnet, et là il se passe un truc hallucinant. La souris n’a de cesse de remplir son bonnet de perles, et son bonnet reste toujours vide. Vous visualisez la taille d’un bonnet de souris? Une perle devrait suffire à le remplir. Mais là non, la souris jette perle après perle dans son bonnet, et celui-ci reste toujours vide - en tout cas il ne semble pas plein du tout.
J’ai toujours un pincement au cœur à ce moment-là en songeant au calvaire de la pauvre souris, et ça me fait penser à Sisyphe. La tâche impossible à mener à terme.
Là dessus l’autre souris arrive, et commence à enfiler les perles sur la queue de son copain (hum……) pendant que Lucifer, pris au piège d’une manche de chemisier, avance vers eux.
Et là, pareil: malgré le mal que la souris se donne, il n’y a toujours que 3 perles sur la queue de l’autre souris.
Croyez-le ou non, mais malgré tout, le collier est reconstitué dans son ensemble. C’est un mystère que je ne m’explique pas.
Nous retrouvons souris et oiseaux affairés autour de la robe, ça bosse dur mais dans la joie. Il est 20h, les belles-sœurs et leur môman sont prêtes à partir mais doivent laisser Cendrillon qui n’a pu trouver de robe à se mettre, trop dommage. Cendrillon, toute triste, remonte dans sa chambre, et là surprise!!!!! Y’a la toute jolie robe faite par ses copines!!!!
Elle est trop contente cendrillon, elle enfile sa robe tellement rapidement que les autres n’ont pas encore eu le temps de partir finalement.
Mais les vilaines reconnaissent sur Cendrillon leurs propres objets vestimentaires - bin oui, où croyez-vous que les souris sont allées voler hein? Et elles se jettent sur Cendrillon jusqu’à ce que sa robe soit immettable - qu’on ne me dise pas qu’elles n’ont pas fait exprès!
Alors là Cendrillon n’en peut plus. Elle pleure.
Et qui apparaît alors? Hein? Non mais devinez, c’est trop facile.
Mais oui!!!! Sa marraine la bonne fée!!! Elle me fait trop rire depuis que j’ai vu Skreck 2.…. Difficile de ne pas faire le rapprochement!! Avant je croyais que les auteurs de Skreck avaient fait un mix de plusieurs contes, mais en fait je crois qu’ils se sont contentés de plagier totalement la marraine la fée de cendrillon!!! Du coup je ne vois plus que celle de Shreck lorsque je vois celle de Cendrillon…..Grand moment.
N’empêche elle fait du bon boulot cette fée. En quelques tours de baguette magique, elle vous transforme une citrouille en carrosse, et une gueuse en princesse.
Moi, là, j’applaudis.
Cendrillon peut donc se rendre au bal. Pendant ce temps, le prince est présenté à ces dames et s’ennuie tellement ferme qu’il réprime difficilement un bâillement.
Et soudain, soudain!!!! Il voit Cendrillon. Il s’émerveille, en silence - les princes de Walt Disney ne parlent que très peu (la palme au prince de la Belle au Bois Dormant, qui reste muet tout le temps où il est prisonnier de la sorcière, puis tout le temps où il combat le dragon. Incroyable. Je me suis toujours demandée si c‘était dû au fait qu‘il n‘y avait plus d‘argent pour payer le comédien qui faisait sa voix). (Les femmes sont plus bavardes, c’est bien connu). Il s’émerveille, donc, et court vers Cendrillon, et ils se mettent à danser, danser, danser. Ah qu’ils sont mignons tous les 2, à danser les yeux dans les yeux!!!
Oui mais voilà, minuit sonne!! Vous avais-je mentionné la mise en garde de la fée? Bon on va supposer que vous connaissez un minimum l’histoire. Donc minuit sonne, et Cendrillon, affolée, s’exclame qu’elle doit partir. Alors le prince prend la parole, et qu’il en profite bien, ce sera la seule fois du film. « Je ne connais même pas votre nom » qu’il lui dit.
Alors ça, c’est grave de chez grave. Ca fait 3 h qu’ils dansent ensemble et ils ne se sont pas échangés leurs prénoms??? Sérieux, vous faites ça vous? Il est gravement atteint ce prince, c’est pas possible autrement. Ou alors il n’était intéressé que par les fesses de Cendrillon, et ça c’est pas bien.
Mais attendez, c’est pas fini!!! En plus d’être un peu bête, il est nul en course à pieds. Cendrillon se lève, il se lève aussi. Elle se met à courir; lui aussi. La seconde d’après, elle lui a déjà mis 10 mètres dans la vue. Il ne ferait pas un peu exprès, lui aussi? Je ne le trouve pas si motivé que ça. Il s’arrête même au bas des marches au lieu de courir après sa dulcinée pour la rattraper!!! Faut pas s’étonner après ça que Cendrillon ait eu le temps de sauter dans son carrosse et de se barrer. Elle devait être déçue, mais en même temps, elle a l’habitude hein.
Mais heureusement, qu’est-ce qu’il trouve, le prince? Une chaussure, celle dont on ne sait jamais très bien si elle est de verre ou de vair. Ouf, il est sauvé le gusse, sûr qu’il pourra remettre la main sur sa chérie grâce à cette godasse.
Je zappe la scène du roi avec son chambellan (pourtant il est mignon le roi, et drôle, bien plus intéressant que son fils, d'ailleurs dans la Belle au Bois Dormant aussi, les pères sont mieux que le prince et la princesse - et la Belle au Bois Dormant, elle est mille fois plus nunuche que Cendrillon, les auteurs de ce dessin animé avaient décidé de couler la boîte, c'est pas possible, heureusement qu'il y a les fées pour sauver les meubles)
On se retrouve le lendemain, la marâtre lève ses filles et leur explique la situation. Cendrillon en laisse tomber son plateau, la maladroite: quoi? Une chaussure a été retrouvée et le prince a décidé d’épouser celle qui pourra la chausser? Sûr qu’il n’y a qu’elle pour avoir par mégarde égaré sa chaussure - je ne connais pas grand monde pour faire ce genre de coup. Elle comprend tout, d’un coup -ouais parce que jusque là elle n‘avait pas compris que celui avec lequel elle avait dansé était le prince himself. Elle décide de monter dans sa chambre sous les combles pour se faire belle, manque de bol, la marâtre a tout compris elle aussi, et enferme Cendrillon à double tour. « Oh non vous n’avez pas le droit », il est un peu tard chérie, il aurait fallu que tu percutes avant.
Heureusement les souris sont loin d’être bêtes, et parviennent au péril de leur vie à récupérer la clé dans la poche de la vieille. Puis à monter les escaliers. Sans se faire bouffer par le chat, qui fait tout pour, et qui finit défenestré par le chien qui attendait ça depuis longtemps, mais moi j’aime bien les chats, j’espère donc qu’il atterrit sur ses pattes sans bobo.
Pendant ce temps, les pimbêches essaient la chaussure, sans succès bien sûr, parce que la chaussure ne va qu’à Cendrillon, on y croit. Faut avoir de tous petits pieds pour enfiler cette chaussure, ça me fait songer aux princesses chinoises auxquelles on faisait porter des chaussures riquiqui pour que leurs pieds restent atrophiés, ça me fout le bourdon.
Bref, au moment où le chambellan passe la porte pour s'en aller, Cendrillon arrive et demande à essayer la chaussure. Le chambellan matte les jambes de Cendrillon qui descend les escaliers, le coquin. Il aide Cendrillon à s’asseoir, le larbin se précipite pour rapporter la chaussure, mais la marâtre lui fait exprès un croc en jambe avec son bâton.
Oui, elle a un bâton la marâtre, vous savez, un truc de cérémonie. J’ai sûrement les idées mal placées, mais je me demande ce qu’elle en fait de son bâton, la veuve…. C’est vrai quoi, en principe on n’a pas besoin de bâton de cérémonie chez soi….
Bref, chaussure cassée….. Mais heureusement, Cendrillon avait gardé la deuxième chaussure, qui lui va comme un gant, comme quoi le hasard est bien fait. Du coup hop le prince l’épouse. On voit Cendrillon dans son carrosse faire coucou aux gens, et le prince faire tapisserie pendant ce temps -on ne voit que son torse. Mais après on apprend qu’ils furent heureux et eurent beaucoup d’enfants, on est rassuré pour eux, hihi.
Ceci dit, je ne vois absolument pas l’intérêt de casser la première chaussure. Ce qui aurait été drôle par contre, ça aurait été de voir les souris continuer de rattraper les coups foireux de Cendrillon: Cendrillon en retard à son mariage, heureusement les souris sont là. Cendrillon qui verse malencontreusement du sel dans son gâteau au chocolat pour le prince, sans même s'en rendre compte, heureusement, les souris sont là. Cendrillon qui part en croisière et a oublié son maillot de bain, heureusement, les souris sont là.
Messieurs-dames de la walt Disney compagnie, j’écris les scénarios quand vous voulez. Ca ne pourra pas être pire que les numéros 2 que vous nous servez habituellement, de toute façon
Comme je n'arrive pas à faire le lien, je vous le copie-colle ici :-)
Ca commence par un plan fixe sur le château royal d’un royaume dans lequel, nous prévient la voix off, règnent la tradition et le romantisme.
Argh, ça commence donc mal.
Ensuite la voix off décrit la famille de Cendrillon: son papa veuf qui s’est remarié avec une veuve, et là la veuve elle a une tête de méchante tellement évidente qu’on se demande comment le père ne s’en n’est pas rendu compte plus tôt.
C’est un peu comme le méchant traître de Star Wars 3: je ne connais pas trop l’univers de Star Wars, je n’ai pas vu le film 2 (ou 5 selon la manière dont on compte) mais j’ai tout de suite compris que le méchant c’était un méchant et j’ai passé tout le film à me dire qu’Anakin était quand même un peu bête sur les bords. Bin là, c’est pareil. Ils ne sont pas très futés les personnages de fiction quand même.
Donc, ce n’est qu’à la mort du père, nous explique la voix off, que la marâtre révèle son vrai visage, et voilà Cendrillon reléguée au rôle de servante dans sa propre maison. Ca serait la maison de quelqu’ un d’autre, ça serait pas grave, mais là c’est la sienne, vous saisissez la nuance?
On assiste ensuite à la scène du réveil de Cendrillon. C’est là qu’on a droit à la fameuse chanson. Cendrillon se plaint de sa vie, qui ne la rend pas heureuse - je rappelle qu’elle bosse toute la journée pour pas un rond, y’a donc de quoi- mais elle espère toujours le grand amour, qui l‘en délivrera. Si je comprends bien, elle pense s’émanciper grâce au mariage.
Il faut qu’on t’explique des choses, cocotte. C’est plus comme ça que ça marche. On n’a plus besoin des hommes pour s’émanciper….. Trop tard pour toi je sais, c’est bête hein?
Cendrillon se prépare alors avec l’aide des oiseaux et souris femelles. Les mâles sont mis à la porte. Les souris époussètent et raccommodent la robe de Cendrillon pendant que les oiseaux lavent Cendrillon d’un coup d’éponge, véridique. Elle est sensée sentir bon après ça, hé bé.
Arrive enfin un chouette moment: Cendrillon délivre une souris prise au piège, et alors le film s’attache aux souris pendant pas mal de temps, ouf.
Franchement j’adore ce moment. Les souris ont recours à la ruse pour parvenir à obtenir les graines de leur petit déjeuner tout en évitant Lucifer, le vilain chat. Le pauvre, il se donne bien du mal pour pas grand chose….. La souris un peu niaise trouve refuge dans une des tasses que Cendrillon a préparé pour le p’tit dèj de ses feignasses de belles-sœurs, le chat a beau les soulever l’une après l’autre (les tasses), il ne met pas la patte dessus.
Voilà, c’est un passage que j’aime bien, je trouve que les souris et le chat sont bien plus expressifs que les être humains du film.
On se retrouve alors au château, où le roi déprime: son fils ne se décide point à prendre épouse et donc à lui offrir descendance, le bougre. Quoi de mieux qu’un bal pour lui faire rencontrer toutes les jeunes filles à marier du royaume (comprenez: de la haute quand même hein, faut pas faire de mésalliance)? Il trouvera bien chaussure à son pied (houahaha on remarque que c’est très drôle d’utiliser cette expression pour ce conte.) Donc hop, un petit bal de derrière les fagots est organisé illico presto.
Retour chez Cendrillon qui lave le sol en chantant « chante rossignol chante hooooooooo chante rossignol chante" d’une voix forcément meeeeeeeeeerveilleuse tandis qu’une de ses belle-sœur la chante forcément avec sa voix de crécelle dans la pièce à côté. Elle est toute jouasse de laver le sol à quatre pattes Cendrillon, si elle veut elle peut venir laver le sol à genoux en chantant chez moi.
Arrive un messager du roi avec le message que vous connaissez.
Figurez-vous que Cendrillon veut aussi aller au bal!!! Je rêve!!! Elle fait de la rébellion!!! Allez encore un peu et elle lui dirait m*** à sa marâtre.
D’accord qu’elle répond la vieille, mais seulement si tu as une robe décente à te mettre. Mais comment voulez-vous qu’elle s’occupe de sa robe Cendrillon, si les 3 autres passent leur temps à lui donner plein de trucs à faire??? A croire qu’elles le font exprès tiens.
Heureusement, les souris reviennent sur le devant de la scène: et pourquoi qu’on ferait pas la robe nous même, qu’elles se disent. « Les femmes à la ruche, et vous aux fanfreluches » sort une femelle à un mâle. Mouais. Il date de quand ce dessin animé déjà?
Voilà nos 2 souris préférées à nouveau en bisbille avec Lucifer. Elles parviennent à chiper un collier de perles, qui malheureusement casse avant d’arriver à destination. L’une des souris ramasse les perles l’une après l’autre et les met dans son bonnet, et là il se passe un truc hallucinant. La souris n’a de cesse de remplir son bonnet de perles, et son bonnet reste toujours vide. Vous visualisez la taille d’un bonnet de souris? Une perle devrait suffire à le remplir. Mais là non, la souris jette perle après perle dans son bonnet, et celui-ci reste toujours vide - en tout cas il ne semble pas plein du tout.
J’ai toujours un pincement au cœur à ce moment-là en songeant au calvaire de la pauvre souris, et ça me fait penser à Sisyphe. La tâche impossible à mener à terme.
Là dessus l’autre souris arrive, et commence à enfiler les perles sur la queue de son copain (hum……) pendant que Lucifer, pris au piège d’une manche de chemisier, avance vers eux.
Et là, pareil: malgré le mal que la souris se donne, il n’y a toujours que 3 perles sur la queue de l’autre souris.
Croyez-le ou non, mais malgré tout, le collier est reconstitué dans son ensemble. C’est un mystère que je ne m’explique pas.
Nous retrouvons souris et oiseaux affairés autour de la robe, ça bosse dur mais dans la joie. Il est 20h, les belles-sœurs et leur môman sont prêtes à partir mais doivent laisser Cendrillon qui n’a pu trouver de robe à se mettre, trop dommage. Cendrillon, toute triste, remonte dans sa chambre, et là surprise!!!!! Y’a la toute jolie robe faite par ses copines!!!!
Elle est trop contente cendrillon, elle enfile sa robe tellement rapidement que les autres n’ont pas encore eu le temps de partir finalement.
Mais les vilaines reconnaissent sur Cendrillon leurs propres objets vestimentaires - bin oui, où croyez-vous que les souris sont allées voler hein? Et elles se jettent sur Cendrillon jusqu’à ce que sa robe soit immettable - qu’on ne me dise pas qu’elles n’ont pas fait exprès!
Alors là Cendrillon n’en peut plus. Elle pleure.
Et qui apparaît alors? Hein? Non mais devinez, c’est trop facile.
Mais oui!!!! Sa marraine la bonne fée!!! Elle me fait trop rire depuis que j’ai vu Skreck 2.…. Difficile de ne pas faire le rapprochement!! Avant je croyais que les auteurs de Skreck avaient fait un mix de plusieurs contes, mais en fait je crois qu’ils se sont contentés de plagier totalement la marraine la fée de cendrillon!!! Du coup je ne vois plus que celle de Shreck lorsque je vois celle de Cendrillon…..Grand moment.
N’empêche elle fait du bon boulot cette fée. En quelques tours de baguette magique, elle vous transforme une citrouille en carrosse, et une gueuse en princesse.
Moi, là, j’applaudis.
Cendrillon peut donc se rendre au bal. Pendant ce temps, le prince est présenté à ces dames et s’ennuie tellement ferme qu’il réprime difficilement un bâillement.
Et soudain, soudain!!!! Il voit Cendrillon. Il s’émerveille, en silence - les princes de Walt Disney ne parlent que très peu (la palme au prince de la Belle au Bois Dormant, qui reste muet tout le temps où il est prisonnier de la sorcière, puis tout le temps où il combat le dragon. Incroyable. Je me suis toujours demandée si c‘était dû au fait qu‘il n‘y avait plus d‘argent pour payer le comédien qui faisait sa voix). (Les femmes sont plus bavardes, c’est bien connu). Il s’émerveille, donc, et court vers Cendrillon, et ils se mettent à danser, danser, danser. Ah qu’ils sont mignons tous les 2, à danser les yeux dans les yeux!!!
Oui mais voilà, minuit sonne!! Vous avais-je mentionné la mise en garde de la fée? Bon on va supposer que vous connaissez un minimum l’histoire. Donc minuit sonne, et Cendrillon, affolée, s’exclame qu’elle doit partir. Alors le prince prend la parole, et qu’il en profite bien, ce sera la seule fois du film. « Je ne connais même pas votre nom » qu’il lui dit.
Alors ça, c’est grave de chez grave. Ca fait 3 h qu’ils dansent ensemble et ils ne se sont pas échangés leurs prénoms??? Sérieux, vous faites ça vous? Il est gravement atteint ce prince, c’est pas possible autrement. Ou alors il n’était intéressé que par les fesses de Cendrillon, et ça c’est pas bien.
Mais attendez, c’est pas fini!!! En plus d’être un peu bête, il est nul en course à pieds. Cendrillon se lève, il se lève aussi. Elle se met à courir; lui aussi. La seconde d’après, elle lui a déjà mis 10 mètres dans la vue. Il ne ferait pas un peu exprès, lui aussi? Je ne le trouve pas si motivé que ça. Il s’arrête même au bas des marches au lieu de courir après sa dulcinée pour la rattraper!!! Faut pas s’étonner après ça que Cendrillon ait eu le temps de sauter dans son carrosse et de se barrer. Elle devait être déçue, mais en même temps, elle a l’habitude hein.
Mais heureusement, qu’est-ce qu’il trouve, le prince? Une chaussure, celle dont on ne sait jamais très bien si elle est de verre ou de vair. Ouf, il est sauvé le gusse, sûr qu’il pourra remettre la main sur sa chérie grâce à cette godasse.
Je zappe la scène du roi avec son chambellan (pourtant il est mignon le roi, et drôle, bien plus intéressant que son fils, d'ailleurs dans la Belle au Bois Dormant aussi, les pères sont mieux que le prince et la princesse - et la Belle au Bois Dormant, elle est mille fois plus nunuche que Cendrillon, les auteurs de ce dessin animé avaient décidé de couler la boîte, c'est pas possible, heureusement qu'il y a les fées pour sauver les meubles)
On se retrouve le lendemain, la marâtre lève ses filles et leur explique la situation. Cendrillon en laisse tomber son plateau, la maladroite: quoi? Une chaussure a été retrouvée et le prince a décidé d’épouser celle qui pourra la chausser? Sûr qu’il n’y a qu’elle pour avoir par mégarde égaré sa chaussure - je ne connais pas grand monde pour faire ce genre de coup. Elle comprend tout, d’un coup -ouais parce que jusque là elle n‘avait pas compris que celui avec lequel elle avait dansé était le prince himself. Elle décide de monter dans sa chambre sous les combles pour se faire belle, manque de bol, la marâtre a tout compris elle aussi, et enferme Cendrillon à double tour. « Oh non vous n’avez pas le droit », il est un peu tard chérie, il aurait fallu que tu percutes avant.
Heureusement les souris sont loin d’être bêtes, et parviennent au péril de leur vie à récupérer la clé dans la poche de la vieille. Puis à monter les escaliers. Sans se faire bouffer par le chat, qui fait tout pour, et qui finit défenestré par le chien qui attendait ça depuis longtemps, mais moi j’aime bien les chats, j’espère donc qu’il atterrit sur ses pattes sans bobo.
Pendant ce temps, les pimbêches essaient la chaussure, sans succès bien sûr, parce que la chaussure ne va qu’à Cendrillon, on y croit. Faut avoir de tous petits pieds pour enfiler cette chaussure, ça me fait songer aux princesses chinoises auxquelles on faisait porter des chaussures riquiqui pour que leurs pieds restent atrophiés, ça me fout le bourdon.
Bref, au moment où le chambellan passe la porte pour s'en aller, Cendrillon arrive et demande à essayer la chaussure. Le chambellan matte les jambes de Cendrillon qui descend les escaliers, le coquin. Il aide Cendrillon à s’asseoir, le larbin se précipite pour rapporter la chaussure, mais la marâtre lui fait exprès un croc en jambe avec son bâton.
Oui, elle a un bâton la marâtre, vous savez, un truc de cérémonie. J’ai sûrement les idées mal placées, mais je me demande ce qu’elle en fait de son bâton, la veuve…. C’est vrai quoi, en principe on n’a pas besoin de bâton de cérémonie chez soi….
Bref, chaussure cassée….. Mais heureusement, Cendrillon avait gardé la deuxième chaussure, qui lui va comme un gant, comme quoi le hasard est bien fait. Du coup hop le prince l’épouse. On voit Cendrillon dans son carrosse faire coucou aux gens, et le prince faire tapisserie pendant ce temps -on ne voit que son torse. Mais après on apprend qu’ils furent heureux et eurent beaucoup d’enfants, on est rassuré pour eux, hihi.
Ceci dit, je ne vois absolument pas l’intérêt de casser la première chaussure. Ce qui aurait été drôle par contre, ça aurait été de voir les souris continuer de rattraper les coups foireux de Cendrillon: Cendrillon en retard à son mariage, heureusement les souris sont là. Cendrillon qui verse malencontreusement du sel dans son gâteau au chocolat pour le prince, sans même s'en rendre compte, heureusement, les souris sont là. Cendrillon qui part en croisière et a oublié son maillot de bain, heureusement, les souris sont là.
Messieurs-dames de la walt Disney compagnie, j’écris les scénarios quand vous voulez. Ca ne pourra pas être pire que les numéros 2 que vous nous servez habituellement, de toute façon
Juste une petite fille...
Un jour, elle a fait exactement ce que fait ma fille, le même geste, la même recherche de protection et de tendresse: elle a attrapé mon poignet, s'est retournée en se blottissant dos contre mon ventre, mon bras passant au dessus de son épaule.
Ce n'est pas ma fille mais mon élève.
Petite fille qui grandit en foyer, comme une autre fillette de la classe - une autre encore vit en famille d'accueil et me raconte les histoires de son cochon qui parle, de ses parents avec qui elle est allée à la mer hier (jamais en fait), de sa mère qui tous les jours fête son anniversaire.
(Je prends chaque jour la mesure du seul blocage (et non du réel handicap mental) dont souffrent une partie de mes élèves, blocage dû au manque affectif - voire pire. Une partie d'entre eux ne devraient pas être là, n'en seraient pas là, s'ils avaient eu des parents aimants et attentifs. Certains n'apprendront jamais à lire. Les autres sauront tout juste déchiffrer. Que deviendront-ils, dans ce monde si peu fait pour eux?)
Mardi dernier, après la difficile matinée qui fut la mienne, j'ai un peu craqué, je les ai coiffées, les deux petites filles du foyer - celle qui vit en famille d'accueil aurait aimé aussi, mais elle a les cheveux courts. J'ai défait leurs longs cheveux qu'elles nouent le matin à la va-vite en queue de cheval, j'ai fait des nattes à l'une, des macarons à l'autre, l'espiègle, la fragile, celle qui ne voit plus du tout ses parents - elle n'en parle même jamais.
Une petite voix, dans ma tête, me mettait en garde: "danger, danger".
Quel danger y a-t-il, à avoir un geste de tendresse envers une petite fille qui n'a pas dû beaucoup en connaître?
Vendredi soir, elle a conduit son éducateur à moi. Très mignon, l'éducateur. Elle tenait absolument à nous présenter l'un à l'autre. Message clair.
Danger, danger...
Lundi, elle ne pouvait pas venir à la piscine à cause de boutons sur les jambes. Elle a pleuré. Je l'ai consolée. Un peu plus tard dans la matinée, je l'ai emmenée dans une autre classe. Tétanisée, pleurant doucement, elle s'agrippait, se collait à moi.
Le soir, elle n'a pas voulu franchir les grilles de l'école. Elle tenait fermement ma main. Elle a attendu qu'une autre petite fille du foyer vienne m'embrasser - j'ai été sa maîtresse une semaine l'an dernier, les liens restent forts...- pour m'expliquer que celle-ci l'accusait d'avoir volé ses billes, "mais c'est pas vrai".
Je réalise à quel point elle m'a investie. A quel point elle voit en moi celle que je ne suis pas.
J'aimerais pouvoir offrir à cette petite fille - plus qu'aux autres, je l'avoue, et je sais parfaitement que je ne devrais ni le dire ni le ressentir - la possibilité d'une autre vie... Pouvoir, avoir le droit, de la prendre par la main et de l'emmener sur un autre chemin.
Je sais que c'est impossible, je sais que nos chemins ne font que se croiser quelques temps, j'espère juste parvenir à ôter du sien quelques cailloux...
Ce n'est pas ma fille mais mon élève.
Petite fille qui grandit en foyer, comme une autre fillette de la classe - une autre encore vit en famille d'accueil et me raconte les histoires de son cochon qui parle, de ses parents avec qui elle est allée à la mer hier (jamais en fait), de sa mère qui tous les jours fête son anniversaire.
(Je prends chaque jour la mesure du seul blocage (et non du réel handicap mental) dont souffrent une partie de mes élèves, blocage dû au manque affectif - voire pire. Une partie d'entre eux ne devraient pas être là, n'en seraient pas là, s'ils avaient eu des parents aimants et attentifs. Certains n'apprendront jamais à lire. Les autres sauront tout juste déchiffrer. Que deviendront-ils, dans ce monde si peu fait pour eux?)
Mardi dernier, après la difficile matinée qui fut la mienne, j'ai un peu craqué, je les ai coiffées, les deux petites filles du foyer - celle qui vit en famille d'accueil aurait aimé aussi, mais elle a les cheveux courts. J'ai défait leurs longs cheveux qu'elles nouent le matin à la va-vite en queue de cheval, j'ai fait des nattes à l'une, des macarons à l'autre, l'espiègle, la fragile, celle qui ne voit plus du tout ses parents - elle n'en parle même jamais.
Une petite voix, dans ma tête, me mettait en garde: "danger, danger".
Quel danger y a-t-il, à avoir un geste de tendresse envers une petite fille qui n'a pas dû beaucoup en connaître?
Vendredi soir, elle a conduit son éducateur à moi. Très mignon, l'éducateur. Elle tenait absolument à nous présenter l'un à l'autre. Message clair.
Danger, danger...
Lundi, elle ne pouvait pas venir à la piscine à cause de boutons sur les jambes. Elle a pleuré. Je l'ai consolée. Un peu plus tard dans la matinée, je l'ai emmenée dans une autre classe. Tétanisée, pleurant doucement, elle s'agrippait, se collait à moi.
Le soir, elle n'a pas voulu franchir les grilles de l'école. Elle tenait fermement ma main. Elle a attendu qu'une autre petite fille du foyer vienne m'embrasser - j'ai été sa maîtresse une semaine l'an dernier, les liens restent forts...- pour m'expliquer que celle-ci l'accusait d'avoir volé ses billes, "mais c'est pas vrai".
Je réalise à quel point elle m'a investie. A quel point elle voit en moi celle que je ne suis pas.
J'aimerais pouvoir offrir à cette petite fille - plus qu'aux autres, je l'avoue, et je sais parfaitement que je ne devrais ni le dire ni le ressentir - la possibilité d'une autre vie... Pouvoir, avoir le droit, de la prendre par la main et de l'emmener sur un autre chemin.
Je sais que c'est impossible, je sais que nos chemins ne font que se croiser quelques temps, j'espère juste parvenir à ôter du sien quelques cailloux...
Wednesday, October 01, 2008
La rainette
Samedi, j'ai gardé la petite fille de 18 mois d'un couple d'amis.
J'ai dû remonter 3 fois la boîte à musique avant qu'elle ne s'endorme -et rassurez-vous, elle ne pleurait pas -je l'aurais prise dans mes bras sinon-, elle discutait juste, mais bon, fallait qu'elle s'endorme et la musique l'aide pour ça.
Et je me suis souvenue de la rainette de Nana.
C'était un mobile dont le socle avait la forme d'une grenouille -mais nous, on disait que c'était une rainette.
Elle avait ceci d'extraordinaire, cette rainette, qu'elle pouvait se déclencher au bruit. C'était vraiment très rigolo; quand la musique s'arrêtait et que Nana n'était pas encore endormie, on l'entendait pousser un "Hé" et la musique reprenait pour 5 minutes (et quand Nana dormait pour de bon, on allait éteindre le truc pour que ça ne se déclenche pas de manière inopinée!).
On l'emmenait partout cette rainette, pour des siestes chez des amis, pour les vacances dans la famille de mon ex...
Et puis, un jour, mystère de la vie, on s'est rendus compte qu'on ne l'avait plus, la rainette. On était même incapable de dire quand, comment et où nous l'avions égaré (le "quand" est quand même assez surprenant)(le "où" aussi ceci dit) (quant au "comment"...)
J'ai vraiment trouvé ça dommage, qu'on l'ait perdue. Ca aurait été un magnifique souvenir d'enfance (mais bon, on a toujours le Kipu... Non, ne m'obligez pas à parler à nouveau du Kipu!)
J'ai dû remonter 3 fois la boîte à musique avant qu'elle ne s'endorme -et rassurez-vous, elle ne pleurait pas -je l'aurais prise dans mes bras sinon-, elle discutait juste, mais bon, fallait qu'elle s'endorme et la musique l'aide pour ça.
Et je me suis souvenue de la rainette de Nana.
C'était un mobile dont le socle avait la forme d'une grenouille -mais nous, on disait que c'était une rainette.
Elle avait ceci d'extraordinaire, cette rainette, qu'elle pouvait se déclencher au bruit. C'était vraiment très rigolo; quand la musique s'arrêtait et que Nana n'était pas encore endormie, on l'entendait pousser un "Hé" et la musique reprenait pour 5 minutes (et quand Nana dormait pour de bon, on allait éteindre le truc pour que ça ne se déclenche pas de manière inopinée!).
On l'emmenait partout cette rainette, pour des siestes chez des amis, pour les vacances dans la famille de mon ex...
Et puis, un jour, mystère de la vie, on s'est rendus compte qu'on ne l'avait plus, la rainette. On était même incapable de dire quand, comment et où nous l'avions égaré (le "quand" est quand même assez surprenant)(le "où" aussi ceci dit) (quant au "comment"...)
J'ai vraiment trouvé ça dommage, qu'on l'ait perdue. Ca aurait été un magnifique souvenir d'enfance (mais bon, on a toujours le Kipu... Non, ne m'obligez pas à parler à nouveau du Kipu!)
Tuesday, September 30, 2008
Boudage
Puisque vous faites grève de commentaires alors que vous êtes chaque jour plus de 100 à me lire, un petit post facile mais qui fait toujours rire, les gougeuleries
jeune bergère c'est moi
la jeune bergère c'est toujours moi
walt disney cendrillon heure début du bal je ne sais pas, c'est précisé nulle part il me semble, je vérifie pour la prochaine fois
version de Roal Dahl du chaperon rouge je sais pas, je vais me renseigner aussi, ça m'intéresse
qu'est-ce qu'une bergerie cte question.... tellement trop facile que j'y réponds pas, tiens
convaincre ma soeur de me prêter ses vêtements si t'es une fille, ça peut se négocier... si t'es un garçon, je le sens moins
lili bergerie prénom, nom, classique
une bergerie dans la lune c'est bien ici
il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée oui, sinon on s'enrhume
prénom de cendrillon j'eusse su il me semble, je ne susse plus
traligator trop tard, je l'ai revendu
paroles d'inconnus ça dépend de quels inconnus on parle
dessin moi j'irai dans la lune moi aussi (enfin, j'y suis déjà)
chaise en osier pierre bachelet t'es sûr pour le titre?
dimanche j'ai déjà un truc prévu, désolée
paroles de cendrillon quand les souris font sa robe il suffit de visionner le dessin-animé, les paroles sont très compréhensibles
cendrillon de grimm et de disney comparaison dans l'une il y a les souris et Lucifer le chat, dans l'autre pas
conte la princesse et le crapaud la princesse fait un bisou au crapaud (elle avait dû faire un pari avec ses copines), trop de bol, paf! la princesse se transforme en rainette et peut épouser le crapaud
platon moitié orange pour tout dire, je ne pense pas qu'il s'agisse d'un concept platonien au sens strict
coucher les enfants dans notre lit bonne idée, comme ça tout le monde dort (bon, on est un peu serré, faut bien l'admettre)
quel est le prénom du prince dans cendrillon le prince non?
robe de cendrillon mariage je ne me rappelle pas qu'on en fasse tout un fromage dans le conte
les oiseaux dans cendrillon ils font cui cui, comme tous les oiseaux
appareil qui va dans la lune suppositoire, ou fusée
images d'élève avec un cartable faut taper gougle image
symbolisme des histoires de walt disney le dollar
proverbe lune être dans la lune?
versions de cendrillon si je gagnais 1 euro par requête incluant cendrillon...
dans quel pays habites-tu? regarde le titre du blog!
chat miaule à ma porte le soir coucher faut apprendre à faire des phrases sujet-verbe-compléments hein, c'est plus facile pour se faire comprendre
hématome à l'école ça change quoi, que ça vienne de l'école?
bergerie de noel ça doit être joli
nom des souris dans cendrillon gustave dit gus, les autres j'ai oublié
antibiotique panaris oui, c'est mieux
Allez, c'est tout pour aujourd'hui!
jeune bergère c'est moi
la jeune bergère c'est toujours moi
walt disney cendrillon heure début du bal je ne sais pas, c'est précisé nulle part il me semble, je vérifie pour la prochaine fois
version de Roal Dahl du chaperon rouge je sais pas, je vais me renseigner aussi, ça m'intéresse
qu'est-ce qu'une bergerie cte question.... tellement trop facile que j'y réponds pas, tiens
convaincre ma soeur de me prêter ses vêtements si t'es une fille, ça peut se négocier... si t'es un garçon, je le sens moins
lili bergerie prénom, nom, classique
une bergerie dans la lune c'est bien ici
il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée oui, sinon on s'enrhume
prénom de cendrillon j'eusse su il me semble, je ne susse plus
traligator trop tard, je l'ai revendu
paroles d'inconnus ça dépend de quels inconnus on parle
dessin moi j'irai dans la lune moi aussi (enfin, j'y suis déjà)
chaise en osier pierre bachelet t'es sûr pour le titre?
dimanche j'ai déjà un truc prévu, désolée
paroles de cendrillon quand les souris font sa robe il suffit de visionner le dessin-animé, les paroles sont très compréhensibles
cendrillon de grimm et de disney comparaison dans l'une il y a les souris et Lucifer le chat, dans l'autre pas
conte la princesse et le crapaud la princesse fait un bisou au crapaud (elle avait dû faire un pari avec ses copines), trop de bol, paf! la princesse se transforme en rainette et peut épouser le crapaud
platon moitié orange pour tout dire, je ne pense pas qu'il s'agisse d'un concept platonien au sens strict
coucher les enfants dans notre lit bonne idée, comme ça tout le monde dort (bon, on est un peu serré, faut bien l'admettre)
quel est le prénom du prince dans cendrillon le prince non?
robe de cendrillon mariage je ne me rappelle pas qu'on en fasse tout un fromage dans le conte
les oiseaux dans cendrillon ils font cui cui, comme tous les oiseaux
appareil qui va dans la lune suppositoire, ou fusée
images d'élève avec un cartable faut taper gougle image
symbolisme des histoires de walt disney le dollar
proverbe lune être dans la lune?
versions de cendrillon si je gagnais 1 euro par requête incluant cendrillon...
dans quel pays habites-tu? regarde le titre du blog!
chat miaule à ma porte le soir coucher faut apprendre à faire des phrases sujet-verbe-compléments hein, c'est plus facile pour se faire comprendre
hématome à l'école ça change quoi, que ça vienne de l'école?
bergerie de noel ça doit être joli
nom des souris dans cendrillon gustave dit gus, les autres j'ai oublié
antibiotique panaris oui, c'est mieux
Allez, c'est tout pour aujourd'hui!
Le corps dans notre société
J'ai déjà parlé ici des problèmes d'alimentation de Nana, qui a parfois tendance à verser dans la boulimie. Dans ces périodes, elle prend un chouilla de graisse, rien de dramatique, elle reperd très vite.
Elle est comme moi, elle a des fesses rebondies, des bras et des cuisses "pleins", par contre elle a un ventre plat, elle (contrairement à sa mère, donc).
Elle s'inquiète parfois, se trouve grosse quand elle se regarde d'en haut, mais a constaté qu'on voyait ses côtes - c'est quand même un peu le contraire du surpoids ça...
Pourtant, une des amies avec qui j'ai passé une partie de l'été, qui a 3 enfants dont une du même âge que ma fille, m'a confié qu'elle trouvait Nana en léger surpoids- voire plus que léger. Ca m'a beaucoup surprise, et attristée aussi.
Elle est juste pas maigre, ma fille... Comme je l'ai dit, elle a des formes.
Je suppose qu'elle a conscience de ne pas correspondre aux stéréotypes actuels puisqu'elle se lamente parfois d'être grosse.
Je ne cesse de la rassurer de diverses manières, en rageant intérieurement contre notre société qui continue de mettre en avant l'extrême minceur voire la maigreur comme idéal à atteindre et pousse les gamines, de plus en plus tôt catapultées dans le monde de l'image - et le monde des adultes - à se sous-estimer et se bourrer de complexes avant même l'entrée dans l'adolescence...
Elle est comme moi, elle a des fesses rebondies, des bras et des cuisses "pleins", par contre elle a un ventre plat, elle (contrairement à sa mère, donc).
Elle s'inquiète parfois, se trouve grosse quand elle se regarde d'en haut, mais a constaté qu'on voyait ses côtes - c'est quand même un peu le contraire du surpoids ça...
Pourtant, une des amies avec qui j'ai passé une partie de l'été, qui a 3 enfants dont une du même âge que ma fille, m'a confié qu'elle trouvait Nana en léger surpoids- voire plus que léger. Ca m'a beaucoup surprise, et attristée aussi.
Elle est juste pas maigre, ma fille... Comme je l'ai dit, elle a des formes.
Je suppose qu'elle a conscience de ne pas correspondre aux stéréotypes actuels puisqu'elle se lamente parfois d'être grosse.
Je ne cesse de la rassurer de diverses manières, en rageant intérieurement contre notre société qui continue de mettre en avant l'extrême minceur voire la maigreur comme idéal à atteindre et pousse les gamines, de plus en plus tôt catapultées dans le monde de l'image - et le monde des adultes - à se sous-estimer et se bourrer de complexes avant même l'entrée dans l'adolescence...
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Nana la princesse
Monday, September 29, 2008
Le scandale des cartables trop lourds
En principe, les écoliers français ne devraient avoir dans leur cartable que leur cahier de texte, celui de liaison, une pochette à élastiques, avec une leçon à apprendre (si le prof utilise un classeur pour les leçons, sinon le cahier de leçon), à la limite un manuel pour une lecture ou un exercice.
Nana n'a pas le temps de glisser sa feuille de leçon à apprendre dans la pochette à 16h30, elle ramène donc son classeur entier -ou alors elle l'oublie, c'est selon.
Elle a aussi un ou deux magazines pour tuer le temps à l'étude, un cahier dans lequel elle écrit je ne sais quoi avec les copines, une trousse de Petshops à échanger, sa bouteille d'eau, et avant elle emmenait systématiquement ses deux trousses - celle avec stylos-crayons de papier-colle-gomme-etc et l'autre avec les crayons de couleur et les feutres, on a opté pour la trousse "spéciale étude" (un stylo 4 couleurs pour faire ses devoirs, quelques mini-stylo, quelques feutres), les deux autres trousses restent dans la case.
Elle trouve que sa sacoche est lourde....
Le plus rigolo, c'est Tom-Tom, avec son petit cartable d'élève du CP...
Il me fait penser à une planche de Titeuf, où on voit le petit héros déposer dans son cartable ses céréales du matin, ses chips pour la récré, des BD, son robot... et y'a plus de place pour le livre de maths.
Tom-Tom trimballe en effet sa boîte à goûter, sa bouteille d'eau pour la 1/2h qui précède l'étude, son gobelet en plastique dur que normalement il devrait laisser dans sa classe pour que sa maîtresse le serve en eau en rentrant de récré, quelques magazines, l'Imagier du Fantastique.... J'ai eu du mal hier soir à glisser au milieu de tout ça les quelques minces cahiers qui devraient pourtant y avoir une place de choix.
L'année prochaine, je leur achète une valise.
Nana n'a pas le temps de glisser sa feuille de leçon à apprendre dans la pochette à 16h30, elle ramène donc son classeur entier -ou alors elle l'oublie, c'est selon.
Elle a aussi un ou deux magazines pour tuer le temps à l'étude, un cahier dans lequel elle écrit je ne sais quoi avec les copines, une trousse de Petshops à échanger, sa bouteille d'eau, et avant elle emmenait systématiquement ses deux trousses - celle avec stylos-crayons de papier-colle-gomme-etc et l'autre avec les crayons de couleur et les feutres, on a opté pour la trousse "spéciale étude" (un stylo 4 couleurs pour faire ses devoirs, quelques mini-stylo, quelques feutres), les deux autres trousses restent dans la case.
Elle trouve que sa sacoche est lourde....
Le plus rigolo, c'est Tom-Tom, avec son petit cartable d'élève du CP...
Il me fait penser à une planche de Titeuf, où on voit le petit héros déposer dans son cartable ses céréales du matin, ses chips pour la récré, des BD, son robot... et y'a plus de place pour le livre de maths.
Tom-Tom trimballe en effet sa boîte à goûter, sa bouteille d'eau pour la 1/2h qui précède l'étude, son gobelet en plastique dur que normalement il devrait laisser dans sa classe pour que sa maîtresse le serve en eau en rentrant de récré, quelques magazines, l'Imagier du Fantastique.... J'ai eu du mal hier soir à glisser au milieu de tout ça les quelques minces cahiers qui devraient pourtant y avoir une place de choix.
L'année prochaine, je leur achète une valise.
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Tom-Tom le viking
Sunday, September 28, 2008
Petit blues du dimanche soir
On va croire que je suis devenue accro aux vide-greniers, je l'ai toujours été côté cliente, je lui suis devenue cette année côté marchande!
J'ai cependant eu des coups de blues à les préparer.
J'ai vendu des jouets qui avaient appartenu à mes enfants. Des choses que j'avais dénichées en vide-grenier, acheté lors de promo... Des cadeaux de la famille...
Ils ont grandi. Tant mieux pour eux, chaque pas en avant est un pas qui permet de s'éloigner des drames qu'ils ont vécu.
Ils ont beaucoup changé, en peu de temps. Ou alors, c'est moi qui n'ai pas vu.
J'en parlais à une autre maman-solo cet après-midi. Comme moi, elle a eu sa fille à 22 ans, à une époque où nous n'avions pas encore pu nous poser en tant qu'adulte. Nous avons eu à mener de front études, formations, problèmes financiers, nuits hachées, bobos de la petite enfance, solitude.
Et un jour, on prend le temps de poser ses valises, enfin, sa peine, son stress, on se retourne, et nos enfants ont 6 ans et 9 ans1/2. On a loupé tout ce temps, à courir après sa vie.
J'ai cependant eu des coups de blues à les préparer.
J'ai vendu des jouets qui avaient appartenu à mes enfants. Des choses que j'avais dénichées en vide-grenier, acheté lors de promo... Des cadeaux de la famille...
Ils ont grandi. Tant mieux pour eux, chaque pas en avant est un pas qui permet de s'éloigner des drames qu'ils ont vécu.
Ils ont beaucoup changé, en peu de temps. Ou alors, c'est moi qui n'ai pas vu.
J'en parlais à une autre maman-solo cet après-midi. Comme moi, elle a eu sa fille à 22 ans, à une époque où nous n'avions pas encore pu nous poser en tant qu'adulte. Nous avons eu à mener de front études, formations, problèmes financiers, nuits hachées, bobos de la petite enfance, solitude.
Et un jour, on prend le temps de poser ses valises, enfin, sa peine, son stress, on se retourne, et nos enfants ont 6 ans et 9 ans1/2. On a loupé tout ce temps, à courir après sa vie.
Friday, September 26, 2008
Ma prof de musique
Elle avait une telle réputation qu'en quittant le CM2, nous la connaissions déjà.
Elle avait les cheveux jaunes pisseux hyper laqués, qui remontait comme un toboggan d'un côté.
Plus de sourcils, remplacés par un trait de crayon noir outrancier.
Rien que ça, déjà, c'était un cauchemar.
Mais le plus terrible, en fait, c'étaient ses cours.
Elle nous faisait écouter des morceaux, nous devions en donner les instruments de musique.
Puis en trouver les thèmes. Nous avions beaucoup de mal à comprendre ce que c'était. Elle finissait par nous les donner. Nous devions les écrire sur notre cahier. Oui, les écrire. Avec des points dans tous les sens, que nous devions relier, et ceci était censé nous aider à retrouver le thème de l'œuvre.
Régulièrement, on avait interro de thème.
On piochait un papier avec le nom d'une œuvre, si on arrivait à sortir le thème, on avait 20. Sinon, on avait "zzzzzzzzzzérrrrrrrrrrrooooooooooooooo". A croire que c'était une jouissance pour elle de nous mettre des "zzzzzzzzzzérrrrrrrrrrrooooooooooooooos".
Vous me direz qu'elle n'était pas méchante, qu'elle n'avait juste rien compris à la pédagogie de base et ne savait pas enseigner la musique.
C'est pas faux.
Là où je lui en veux, 20 ans après, c'est que je ne peux entendre sereinement "le carnaval des animaux" ou "le beau Danube Bleu" sans entendre la voix de mon ancienne prof en surimpression asséner le thèèèèèemeuuuuuuuu (laaaaaaaaaaa lalaaaaaaaaaa lalaaaaaaaa lala lala, la LA la la laaaaaaaaaaa lala, celui ou celle qui retrouve le titre gagnera toute mon estime!) et entendre son "zzzzzzzzzzérrrrrrrrrrrooooooooooooooo" à la fin.
C'est criminel de sa part, d'avoir assassiné autant les œuvres musicales que les jeunes oreilles qui ont vieilli et ne s'en sont pas remis!
Elle avait les cheveux jaunes pisseux hyper laqués, qui remontait comme un toboggan d'un côté.
Plus de sourcils, remplacés par un trait de crayon noir outrancier.
Rien que ça, déjà, c'était un cauchemar.
Mais le plus terrible, en fait, c'étaient ses cours.
Elle nous faisait écouter des morceaux, nous devions en donner les instruments de musique.
Puis en trouver les thèmes. Nous avions beaucoup de mal à comprendre ce que c'était. Elle finissait par nous les donner. Nous devions les écrire sur notre cahier. Oui, les écrire. Avec des points dans tous les sens, que nous devions relier, et ceci était censé nous aider à retrouver le thème de l'œuvre.
Régulièrement, on avait interro de thème.
On piochait un papier avec le nom d'une œuvre, si on arrivait à sortir le thème, on avait 20. Sinon, on avait "zzzzzzzzzzérrrrrrrrrrrooooooooooooooo". A croire que c'était une jouissance pour elle de nous mettre des "zzzzzzzzzzérrrrrrrrrrrooooooooooooooos".
Vous me direz qu'elle n'était pas méchante, qu'elle n'avait juste rien compris à la pédagogie de base et ne savait pas enseigner la musique.
C'est pas faux.
Là où je lui en veux, 20 ans après, c'est que je ne peux entendre sereinement "le carnaval des animaux" ou "le beau Danube Bleu" sans entendre la voix de mon ancienne prof en surimpression asséner le thèèèèèemeuuuuuuuu (laaaaaaaaaaa lalaaaaaaaaaa lalaaaaaaaa lala lala, la LA la la laaaaaaaaaaa lala, celui ou celle qui retrouve le titre gagnera toute mon estime!) et entendre son "zzzzzzzzzzérrrrrrrrrrrooooooooooooooo" à la fin.
C'est criminel de sa part, d'avoir assassiné autant les œuvres musicales que les jeunes oreilles qui ont vieilli et ne s'en sont pas remis!
Thursday, September 25, 2008
Pour les ingénieurs en mal d'idée
Mardi, j'ai revu mon ex dans le cabinet de la JAF.
Je n'ai pas le courage d'en parler, là, tout de suite, sachez pour le moment que j'ai vécu cet événement le mieux possible, après plus de 18 mois d'attente et les jours précédents éprouvants pour les nerfs... Depuis, je savoure le simple bonheur de continuer à marcher dans les rues de ma ville, à dormir dans mon lit, à voir les gens qui nous aiment, à oser me projeter dans l'avenir avec les enfants.
Pour se changer les idées, un mot d'enfant, pas d'un des miens, ni même d'un de mes élèves, mais d'un copain de mon fils. Nous étions en compagnie d'une dame qui promenait son chien. Le petit garçon s'est étonné de découvrir un numéro de téléphone sur son collier - du chien. "C'est au cas où il se perde", lui avons-nous expliqué.
Il réfléchit, puis se lance:
"Mais, comment il fait pour appeler, le chien?"
C'est clair, il faut des touches sacrément grandes pour que le chien puisse composer le numéro de ses maîtres avec ses pattes!
Je n'ai pas le courage d'en parler, là, tout de suite, sachez pour le moment que j'ai vécu cet événement le mieux possible, après plus de 18 mois d'attente et les jours précédents éprouvants pour les nerfs... Depuis, je savoure le simple bonheur de continuer à marcher dans les rues de ma ville, à dormir dans mon lit, à voir les gens qui nous aiment, à oser me projeter dans l'avenir avec les enfants.
Pour se changer les idées, un mot d'enfant, pas d'un des miens, ni même d'un de mes élèves, mais d'un copain de mon fils. Nous étions en compagnie d'une dame qui promenait son chien. Le petit garçon s'est étonné de découvrir un numéro de téléphone sur son collier - du chien. "C'est au cas où il se perde", lui avons-nous expliqué.
Il réfléchit, puis se lance:
"Mais, comment il fait pour appeler, le chien?"
C'est clair, il faut des touches sacrément grandes pour que le chien puisse composer le numéro de ses maîtres avec ses pattes!
Monday, September 22, 2008
Jour-J
Mardi 11h...
Audience auprès du juge aux affaires familiales (l'enquête n'est pas finie et je n'ai aucune idée de quand aura lieu le procès ni s'il aura lieu un jour)
Que dire.... si ce n'est que j'espère que la justice ne commettra pas une bourde et sera du côté des enfants...
Audience auprès du juge aux affaires familiales (l'enquête n'est pas finie et je n'ai aucune idée de quand aura lieu le procès ni s'il aura lieu un jour)
Que dire.... si ce n'est que j'espère que la justice ne commettra pas une bourde et sera du côté des enfants...
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Sunday, September 21, 2008
Et puis....
Et puis le week-end fut joli.
Un barbecue dans un joli jardin plein de noix, d'où nous avons ramené un cageot de délicieux raisin bio.
Un vide-grenier, encore un, épuisant, peu satisfaisant sur le plan financier... Mais les enfants, ravis, ont pu acheter des babioles qui leur plaisaient, je leur ai acheté des livres pour 5 euros à un jeune qui les vendait à la criée sur la fin, puis je me suis amusée, à la toute fin, à faire le tour de ce qui avait été abandonné sur place: des vêtements, des sacs, des boîtes en métal, un joli plateau du Maghreb, qui seront plus utiles dans ma maison que dans la benne à ordures.
Un petit week-end ensoleillé, plein d'amour, d'amitié, de soutien. Qui m'a permis d'écarter par moment le noir qui m'a envahi il y a quelques jours. Qui m'a redonné espoir, un peu, un tout petit peu.
J'ai réalisé aussi combien nous parvenons, les enfants et moi, à profiter de chaque minute de bonheur qui passe...
J'ai vu les enfants heureux, aujourd'hui. Puissent-ils l'être toujours.
Un barbecue dans un joli jardin plein de noix, d'où nous avons ramené un cageot de délicieux raisin bio.
Un vide-grenier, encore un, épuisant, peu satisfaisant sur le plan financier... Mais les enfants, ravis, ont pu acheter des babioles qui leur plaisaient, je leur ai acheté des livres pour 5 euros à un jeune qui les vendait à la criée sur la fin, puis je me suis amusée, à la toute fin, à faire le tour de ce qui avait été abandonné sur place: des vêtements, des sacs, des boîtes en métal, un joli plateau du Maghreb, qui seront plus utiles dans ma maison que dans la benne à ordures.
Un petit week-end ensoleillé, plein d'amour, d'amitié, de soutien. Qui m'a permis d'écarter par moment le noir qui m'a envahi il y a quelques jours. Qui m'a redonné espoir, un peu, un tout petit peu.
J'ai réalisé aussi combien nous parvenons, les enfants et moi, à profiter de chaque minute de bonheur qui passe...
J'ai vu les enfants heureux, aujourd'hui. Puissent-ils l'être toujours.
Saturday, September 20, 2008
....
J'ai relu un truc que j'ai écrit il y a un an, où je disais que le 5 mars 2007 avait été pour moi une petite mort.
Mardi, je mourrai peut-être pour de bon. Le tout, ce sera de rester quand même vivante pour les enfants.
Je suis incapable d'écrire d'ici là. Dommage, j'avais plein de chouettes notes sous le coudes. Mais hier, j'ai réalisé qu'il y avait pire que le pire. Depuis, je ne vis plus. Je suis en apnée. Je ne mange plus. J'attends.... le couperet. Mardi.
Mardi soir, vous saurez....peut-être....
D'ici là.... Je vais tenter de mettre un pied devant l'autre.
Mardi, je mourrai peut-être pour de bon. Le tout, ce sera de rester quand même vivante pour les enfants.
Je suis incapable d'écrire d'ici là. Dommage, j'avais plein de chouettes notes sous le coudes. Mais hier, j'ai réalisé qu'il y avait pire que le pire. Depuis, je ne vis plus. Je suis en apnée. Je ne mange plus. J'attends.... le couperet. Mardi.
Mardi soir, vous saurez....peut-être....
D'ici là.... Je vais tenter de mettre un pied devant l'autre.
Thursday, September 18, 2008
10 ans....cette claque...
Je les ai rencontrés il y a un peu plus de 10 ans.
Nous étions les deux couples du fast food où nous travaillions tous les 4.
Lui est venu à nos fiançailles.
Cet été-là, l'été 1998, nous étions tout le temps ensemble.
Ma fille est née. On se voyait moins, mais quand même toujours, comme nous pouvions.
Ils se sont séparés. Nous continuions de les voir tous les 2.
Et puis, il y a 6 ans, j'ai pris mes deux enfants sous les bras, et je suis partie, sans un regard derrière moi. Pas le temps, pas l'énergie. Je les rappellerai, oui, oui, je le ferai... Je ne l'ai pas fait. Eux non plus.
Je les ai cherchés, ensuite. Sans succès.
Et puis le miracle internestique s'est produit (merci FB)
Elle, il y a 2 mois; mariée, deux enfants.
Lui, aujourd'hui; une belle-fille, un bébé.
Je vais les revoir, l'un comme l'autre. Nous étions des gamins mal dégrossis. C'était il y a 10 ans, c'était hier. Le tiers de ma vie. Sacré parcours...
Nous étions les deux couples du fast food où nous travaillions tous les 4.
Lui est venu à nos fiançailles.
Cet été-là, l'été 1998, nous étions tout le temps ensemble.
Ma fille est née. On se voyait moins, mais quand même toujours, comme nous pouvions.
Ils se sont séparés. Nous continuions de les voir tous les 2.
Et puis, il y a 6 ans, j'ai pris mes deux enfants sous les bras, et je suis partie, sans un regard derrière moi. Pas le temps, pas l'énergie. Je les rappellerai, oui, oui, je le ferai... Je ne l'ai pas fait. Eux non plus.
Je les ai cherchés, ensuite. Sans succès.
Et puis le miracle internestique s'est produit (merci FB)
Elle, il y a 2 mois; mariée, deux enfants.
Lui, aujourd'hui; une belle-fille, un bébé.
Je vais les revoir, l'un comme l'autre. Nous étions des gamins mal dégrossis. C'était il y a 10 ans, c'était hier. Le tiers de ma vie. Sacré parcours...
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