Suite au commentaire de Sicile dans la course à la couche...
Nos enfants ont 7, 10 et 12 ans et sont donc en âge de nous aider à la maison.
Et surtout, contrairement à ce que mon billet suggérait peut-être, ils ne font pas toutes les vaisselles, tous les étendages de linge, loin de là même!
C'est Mister k et moi qui faisons le plus gros du travail, et l'aide ponctuelle apportée par nos enfants nous est précieuse, elle nous permet de ne pas être perpétuellement débordés. C'est d'ailleurs ce qu'on leur explique, qu'on a vraiment besoin de leurs coups de main.
Rassurez-vous, ils ont largement le temps de jouer, ou de ne rien faire! Ils passent même le plus clair de leur temps à s'amuser et c'est tant mieux.
Quant aux couches de leur petite sœur, il y a une brosse pour frotter, ils ne mettent pas leur main dans les excréments. D'ailleurs, ils ne lavent plus les couches, ça les a intéressé une fois et depuis l'idée est tombée dans l'oubli.
Au-delà du fait qu'on s'en sortirait plus difficilement en ce moment sans leur aide, je trouve important qu'ils mettent la main à la pâte, pour deux raisons:
- On fait beaucoup de choses pour eux, et aujourd'hui ils sont assez grands pour que ça ne soit plus sans contrepartie - ce qui a longuement été le cas sans que ça me pose problème.
- Ma mère ne nous demandait jamais rien mais pétait régulièrement les plombs parce que nous n'étions que des ingrats et qu'elle faisait tout dans la maison. C'est si injustement culpabilisant pour les enfants... Puisqu'elle ne demandait jamais rien, comment aurions-nous eu l'idée de faire? Et du coup, à 20 ans, je ne savais rien faire.
Voilà, j'espère que le malentendu est levé et qu'on ne nous voit pas comme des bourreaux d'enfants :-)
J'aimerais bien savoir comment ça se passe chez vous?
Sunday, November 22, 2009
Friday, November 20, 2009
J'aime pas le foot
Ca faisait un moment que je voulais écrire un billet à ce sujet, et l'affaire de la main qui devient drame national en Irlande et embrouille internationale m'en donne l'occasion.
Viking fait du foot depuis l'année dernière. Entraînement le mercredi, match le samedi.
Il n'est pas trop bon, se débrouille à peu près quand il est dans les buts, pour moi l'essentiel, c'est qu'il se défoule.
J'aime bien le voir jouer le samedi, enfin j'aimais bien, avec une Libellule dans les bras, les occasions seront plus rares.
Ce que j'ai appris à détester au fil des mois, c'est l'ambiance foot.
J'ai toujours été surprise de constater que les enfants pouvaient s'envoyer n'importe quoi dans la figure, et ils ne s'en privent pas, des "t'es nul" en cas de buts encaissés! Les entraîneurs, malgré leurs beaux discours sur le respect et la tolérance, ne réagissent jamais.
J'ai également vu des enfants refuser de serrer la main de leurs adversaires, sans aucune réaction de la part des entraîneurs là non plus.
Que dire des parents...
Pour la plupart, ils sont hystériques - j'en ai vu envahir le terrain en hurlant lorsque leur progéniture marquait un but - agressifs - vu aussi, des entraîneurs pris à parti - et surtout, ils mettent une pression incroyable sur leurs enfants. "Fais-ci, vas-là, mais non pas ça andouille!"
Certains promettent des punitions en cas de buts encaissés - véridique!
J'ai entendu aussi un méprisant "pfffffffff y'en a qui ne viennent que pour s'amuser"
Heu oui, n'est-ce pas le but d'un loisir?
Ah non, c'est vrai, nous parlons du foot...
Le foot, sport populaire ou chacun a sa chance, quelque soit la couleur de sa peau (et pourtant, j'ai entendu des remarques racistes là aussi) et son origine sociale...
D'où, une nouvelle fois, une pression hallucinante, de la part des parents, pleins d'espoir, et des entraîneurs, qui sélectionnent dès le début ou presque.
Ma soeur enseigne actuellement dans l'un des quartiers les plus "difficiles" de la ville. Niveau scolaire très médiocre. Un certain nombre de ses élèves - CM1 et CM2, soit de 9 à 11 ans environ - sont inscrits au club de foot de la ville. Le club leur impose un entraînement le lundi soir jusqu'à 20 heures. Imposer est le mot: une mère d'élève a dû demander à ce que son fils soit inscrit à l'aide aux devoirs après la classe pour se procurer une excuse afin de ne pas avoir à envoyer son fils à cet entraînement!
Ce qui est terrible, c'est que ces enfants y croient, ils se voient les nouveaux Zidane... Combien d'entre eux deviendront vraiment professionnels? Combien resteront sur le carreau...
On le sait, le foot véhicule de répugnantes histoires d'argent, c'est aussi un sport où la triche est de mise - les joueurs qui se font très très mal et qui, une fois le carton jaune dégaîné contre leur adversaire, vont subitement mieux, on se croirait à Lourdes! - et je ne parle pas de la violence et de l'intolérance.
On récapitule?
Dès le début, le foot c'est: insultes, triche, mépris, intolérance, corruption, racisme, et j'en passe.
Alors, quand je vois le gardien de but irlandais se précipiter sur l'arbitre pour lui dire qu'il y a eu main (me faisant inlassablement penser à un petit élève venant se plaindre à la maîtresse que machin lui a volé ses billes), j'ai envie de dire "désolée, les gars, mais on récolte ce que l'on sème!"
(quant à Viking, j'espère qu'il lâchera le foot l'année prochaine, à cause de cette ambiance - de toute façon, comme il n'est pas très bon, il sera doucement poussé vers la porte... mais que lui faire faire d'autre? De plus en plus de sports me semblent gangrénés par cette ambiance dès le début.)
Viking fait du foot depuis l'année dernière. Entraînement le mercredi, match le samedi.
Il n'est pas trop bon, se débrouille à peu près quand il est dans les buts, pour moi l'essentiel, c'est qu'il se défoule.
J'aime bien le voir jouer le samedi, enfin j'aimais bien, avec une Libellule dans les bras, les occasions seront plus rares.
Ce que j'ai appris à détester au fil des mois, c'est l'ambiance foot.
J'ai toujours été surprise de constater que les enfants pouvaient s'envoyer n'importe quoi dans la figure, et ils ne s'en privent pas, des "t'es nul" en cas de buts encaissés! Les entraîneurs, malgré leurs beaux discours sur le respect et la tolérance, ne réagissent jamais.
J'ai également vu des enfants refuser de serrer la main de leurs adversaires, sans aucune réaction de la part des entraîneurs là non plus.
Que dire des parents...
Pour la plupart, ils sont hystériques - j'en ai vu envahir le terrain en hurlant lorsque leur progéniture marquait un but - agressifs - vu aussi, des entraîneurs pris à parti - et surtout, ils mettent une pression incroyable sur leurs enfants. "Fais-ci, vas-là, mais non pas ça andouille!"
Certains promettent des punitions en cas de buts encaissés - véridique!
J'ai entendu aussi un méprisant "pfffffffff y'en a qui ne viennent que pour s'amuser"
Heu oui, n'est-ce pas le but d'un loisir?
Ah non, c'est vrai, nous parlons du foot...
Le foot, sport populaire ou chacun a sa chance, quelque soit la couleur de sa peau (et pourtant, j'ai entendu des remarques racistes là aussi) et son origine sociale...
D'où, une nouvelle fois, une pression hallucinante, de la part des parents, pleins d'espoir, et des entraîneurs, qui sélectionnent dès le début ou presque.
Ma soeur enseigne actuellement dans l'un des quartiers les plus "difficiles" de la ville. Niveau scolaire très médiocre. Un certain nombre de ses élèves - CM1 et CM2, soit de 9 à 11 ans environ - sont inscrits au club de foot de la ville. Le club leur impose un entraînement le lundi soir jusqu'à 20 heures. Imposer est le mot: une mère d'élève a dû demander à ce que son fils soit inscrit à l'aide aux devoirs après la classe pour se procurer une excuse afin de ne pas avoir à envoyer son fils à cet entraînement!
Ce qui est terrible, c'est que ces enfants y croient, ils se voient les nouveaux Zidane... Combien d'entre eux deviendront vraiment professionnels? Combien resteront sur le carreau...
On le sait, le foot véhicule de répugnantes histoires d'argent, c'est aussi un sport où la triche est de mise - les joueurs qui se font très très mal et qui, une fois le carton jaune dégaîné contre leur adversaire, vont subitement mieux, on se croirait à Lourdes! - et je ne parle pas de la violence et de l'intolérance.
On récapitule?
Dès le début, le foot c'est: insultes, triche, mépris, intolérance, corruption, racisme, et j'en passe.
Alors, quand je vois le gardien de but irlandais se précipiter sur l'arbitre pour lui dire qu'il y a eu main (me faisant inlassablement penser à un petit élève venant se plaindre à la maîtresse que machin lui a volé ses billes), j'ai envie de dire "désolée, les gars, mais on récolte ce que l'on sème!"
(quant à Viking, j'espère qu'il lâchera le foot l'année prochaine, à cause de cette ambiance - de toute façon, comme il n'est pas très bon, il sera doucement poussé vers la porte... mais que lui faire faire d'autre? De plus en plus de sports me semblent gangrénés par cette ambiance dès le début.)
Wednesday, November 18, 2009
On ne peut décidément compter sur personne!
Il y a 15 jours, il a beaucoup plu, j'ai donc utilisé mon parapluie pour faire les trajets entre l'école et activités extra-scolaires et la maison.
En revenant, pour ne pas mouiller la maison, je le laissais sur le palier, à côté de notre porte.
C'était le jeudi.
Le vendredi, j'ai oublié de le rentrer.
Je n'ai pas eu besoin de le faire: l'après-midi, il avait disparu!
Volé... Par un de mes rares voisins (petit immeuble), ou par un des ouvriers qui officient souvent dans l'immeuble (toujours un truc à y réparer apparemment), ou par une des personnes se rendent à l'association dans l'appartement au-dessus du nôtre (beaucoup de passage).
Dimanche, j'ai fait du tri, et le sac de vêtements à donner m'encombrait.
Qu'à cela ne tienne, j'ai une méthode infaillible pour m'en débarrasser.
Y'a que le mettre sur le palier! Ca m'évitera d'avoir à le porter à une association caritative.
Bin croyez-le ou non, mais le sac de vêtements à donner est toujours sur le palier. Au bout de trois jours.
Un parapluie oui, des vêtements non!
Quand je vous disais qu'on ne pouvait compter sur personne!
En revenant, pour ne pas mouiller la maison, je le laissais sur le palier, à côté de notre porte.
C'était le jeudi.
Le vendredi, j'ai oublié de le rentrer.
Je n'ai pas eu besoin de le faire: l'après-midi, il avait disparu!
Volé... Par un de mes rares voisins (petit immeuble), ou par un des ouvriers qui officient souvent dans l'immeuble (toujours un truc à y réparer apparemment), ou par une des personnes se rendent à l'association dans l'appartement au-dessus du nôtre (beaucoup de passage).
Dimanche, j'ai fait du tri, et le sac de vêtements à donner m'encombrait.
Qu'à cela ne tienne, j'ai une méthode infaillible pour m'en débarrasser.
Y'a que le mettre sur le palier! Ca m'évitera d'avoir à le porter à une association caritative.
Bin croyez-le ou non, mais le sac de vêtements à donner est toujours sur le palier. Au bout de trois jours.
Un parapluie oui, des vêtements non!
Quand je vous disais qu'on ne pouvait compter sur personne!
Saturday, November 14, 2009
La course à la couche
Mister k et moi nous sommes longuement creusés la tête pour trouver un système judicieux qui permette aux enfants de participer aux tâches ménagères de la manière la plus juste possible (ouf! elle était longue cette phrase!)
Finalement, nous avons décidé qu'ils devaient simplement noter sur une feuille ce qu'ils avaient effectué, chaque jour. Un simple coup d'oeil et on sait à qui c'est de faire la vaisselle ou de passer l'aspirateur.
Mister k a amélioré le système et l'a rendu encore plus juste; il a attribué un certain nombre de points à chaque tâche, parce que c'est plus long de faire la vaisselle que de passer l'aspirateur, par exemple.
A la fin de chaque semaine, il faut que les enfants aient le même nombre de points, sinon on réajuste.
En plus des tâches ménagères "obligatoires" (vaisselle à laver, vaisselle à ranger, table à mettre, aspirateur à passer, poubelles à descendre, linge à étendre), il y a les "facultatives", que les enfants peuvent faire s'ils veulent pour avoir des points en plus: passer le chiffon à poussière, s'occuper du bac des chats, laver la baignoire et le lavabo...
Et le petit plus, rémunéré celui-là: laver les couches et langes de Libellule.
Libellule, comme Viking en son temps, porte des couches lavables, et des langes, ce que je ne connaissais pas pour Viking, et il faut laver les selles qui ont débordé - fréquent chez les bébés allaités - avant de mettre la couche en machine.
Libellule défèque beaucoup. Autant dire que je découvre des selles à chaque change. Nous n'avons pas toujours le temps de nettoyer la couche au moment du change, on les met donc dans une poubelle qui n'a que cet usage; quand l'un de nous a le temps, il frotte donc la couche puis la met dans une autre poubelle prévue à cet effet également, en attente de machine à laver.
Nous avons proposé aux enfants de laver les couches s'ils le désirent, chaque couche lavée étant rémunérée 0,50 centimes.
Nous avons mis le système en route dimanche dernier. P'tit Elfe, Princesse et Viking ont fait plein de choses ce jour-là, ne cessant de vérifier le nombre de points obtenus- alors qu'il n'y a rien à gagner au bout! Quant aux couches, c'est simple, il y avait la queue pour les laver!
Le soir, Mister k et moi avons calculé qu'à raison de 5 couches par jour (plus en fait), ça nous reviendrait à... 75 euros par mois!
Inutile de préciser qu'on s'est promis de ne plus prendre trop de retard dans le nettoyage des couches souillées!
Finalement, nous avons décidé qu'ils devaient simplement noter sur une feuille ce qu'ils avaient effectué, chaque jour. Un simple coup d'oeil et on sait à qui c'est de faire la vaisselle ou de passer l'aspirateur.
Mister k a amélioré le système et l'a rendu encore plus juste; il a attribué un certain nombre de points à chaque tâche, parce que c'est plus long de faire la vaisselle que de passer l'aspirateur, par exemple.
A la fin de chaque semaine, il faut que les enfants aient le même nombre de points, sinon on réajuste.
En plus des tâches ménagères "obligatoires" (vaisselle à laver, vaisselle à ranger, table à mettre, aspirateur à passer, poubelles à descendre, linge à étendre), il y a les "facultatives", que les enfants peuvent faire s'ils veulent pour avoir des points en plus: passer le chiffon à poussière, s'occuper du bac des chats, laver la baignoire et le lavabo...
Et le petit plus, rémunéré celui-là: laver les couches et langes de Libellule.
Libellule, comme Viking en son temps, porte des couches lavables, et des langes, ce que je ne connaissais pas pour Viking, et il faut laver les selles qui ont débordé - fréquent chez les bébés allaités - avant de mettre la couche en machine.
Libellule défèque beaucoup. Autant dire que je découvre des selles à chaque change. Nous n'avons pas toujours le temps de nettoyer la couche au moment du change, on les met donc dans une poubelle qui n'a que cet usage; quand l'un de nous a le temps, il frotte donc la couche puis la met dans une autre poubelle prévue à cet effet également, en attente de machine à laver.
Nous avons proposé aux enfants de laver les couches s'ils le désirent, chaque couche lavée étant rémunérée 0,50 centimes.
Nous avons mis le système en route dimanche dernier. P'tit Elfe, Princesse et Viking ont fait plein de choses ce jour-là, ne cessant de vérifier le nombre de points obtenus- alors qu'il n'y a rien à gagner au bout! Quant aux couches, c'est simple, il y avait la queue pour les laver!
Le soir, Mister k et moi avons calculé qu'à raison de 5 couches par jour (plus en fait), ça nous reviendrait à... 75 euros par mois!
Inutile de préciser qu'on s'est promis de ne plus prendre trop de retard dans le nettoyage des couches souillées!
Thursday, November 05, 2009
Naissance (2)
Elle était sur moi.
Cette petite fille que je n'imaginais pas avoir quelques mois avant, qui avait décidé de s'incruster, cette petite fille avec qui j'ai vécu en symbiose pendant près de 9 mois.
Je n'ai pas fondu d'amour comme pour Princesse (je n'ai pas non plus ressenti du rejet comme pour Viking, toujours ce pincement au cœur 7 ans après), non, elle était d'ores et déjà là comme une évidence, et je l'aimais comme une évidence, comme je l'avais aimée tout le temps qu'elle avait vécu dans mon ventre.
Cette grossesse a été la plus douloureuse des 3 et malgré cela, c'est celle que j'ai le plus investie, celle où je me suis sentie le plus proche de mon bébé.
La sage-femme nous a laissés en tête à tête avec notre merveille. Nous a laissés la découvrir. Libellule ouvrait de grands yeux et nous essayions de capter son regard.
La sage-femme est revenue pour voir si tout allait bien, les gestes habituels de l'immédiat après accouchement. Libellule, toujours sur moi, s'est mise à téter ses doigts. Première photo.
Mister k est allé prévenir la terre entière de la naissance, par texto et mails.
La sage-femme a dormi un peu sur le canapé.
Et moi, dans ma chambre, dans mon lit, j'avais une petite Libellule qui tétait, mes seins cette fois. Je me suis endormie, ma fille toute neuve dans mes bras.
La sage-femme m'a encore examinée pendant que Mister k partait chercher les croissants et pains au chocolat.
Oui, 3 heures après l'accouchement, j'ai fait un festin! Quel luxe!
La sage-femme est partie, et Mister k est venu dormir avec nous.
Luxe là encore! De n'être pas séparés, d'être dans notre petit cocon dès le premier instant.
Libellule avait cessé de téter, elle était entre nous, endormie, même pas étonnée d'être là, dans ce nouvel élément.
Depuis 10 jours qu'elle est parmi nous, rien n'a changé. Nous passons notre temps à la porter, la câliner, l'admirer, la cajoler, la laisser dormir sur nous, entre nous, dans nos bras... Je profite comme je n'ai su ni pu profiter de ses aînés, je la respire, je la dévore des yeux. Et elle, elle ouvre toujours ses grands yeux sur le monde.
Cette petite fille que je n'imaginais pas avoir quelques mois avant, qui avait décidé de s'incruster, cette petite fille avec qui j'ai vécu en symbiose pendant près de 9 mois.
Je n'ai pas fondu d'amour comme pour Princesse (je n'ai pas non plus ressenti du rejet comme pour Viking, toujours ce pincement au cœur 7 ans après), non, elle était d'ores et déjà là comme une évidence, et je l'aimais comme une évidence, comme je l'avais aimée tout le temps qu'elle avait vécu dans mon ventre.
Cette grossesse a été la plus douloureuse des 3 et malgré cela, c'est celle que j'ai le plus investie, celle où je me suis sentie le plus proche de mon bébé.
La sage-femme nous a laissés en tête à tête avec notre merveille. Nous a laissés la découvrir. Libellule ouvrait de grands yeux et nous essayions de capter son regard.
La sage-femme est revenue pour voir si tout allait bien, les gestes habituels de l'immédiat après accouchement. Libellule, toujours sur moi, s'est mise à téter ses doigts. Première photo.
Mister k est allé prévenir la terre entière de la naissance, par texto et mails.
La sage-femme a dormi un peu sur le canapé.
Et moi, dans ma chambre, dans mon lit, j'avais une petite Libellule qui tétait, mes seins cette fois. Je me suis endormie, ma fille toute neuve dans mes bras.
La sage-femme m'a encore examinée pendant que Mister k partait chercher les croissants et pains au chocolat.
Oui, 3 heures après l'accouchement, j'ai fait un festin! Quel luxe!
La sage-femme est partie, et Mister k est venu dormir avec nous.
Luxe là encore! De n'être pas séparés, d'être dans notre petit cocon dès le premier instant.
Libellule avait cessé de téter, elle était entre nous, endormie, même pas étonnée d'être là, dans ce nouvel élément.
Depuis 10 jours qu'elle est parmi nous, rien n'a changé. Nous passons notre temps à la porter, la câliner, l'admirer, la cajoler, la laisser dormir sur nous, entre nous, dans nos bras... Je profite comme je n'ai su ni pu profiter de ses aînés, je la respire, je la dévore des yeux. Et elle, elle ouvre toujours ses grands yeux sur le monde.
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